mercredi 24 juin 2009

Serait-ce possible?

(D'abord, bonne Saint-Jean à ceux qui la fêtent... c'est pas que j'suis pas fière d'être Québécoise, mais j'ai jamais vraiment fêté la fête nationale parce que ça tombe le jour après la fête de mon père, et quand je me décide à faire de quoi, ça finit toujours par foirer ou au show plate du parc Maisonneuve. J'm'excuse, mais moi, tsé, Marie-Mai et Éric Lapointe, non merci. Je me suis désintéressée avec le temps anyway...)

Mais revenons donc au sujet principal d'aujourd'hui: des anecdotes SAQ!

Serait-ce possible, donc? Eh oui, c'est parce que j'ai enfin augmenté mes disponibilités et je me fais un plaisir de m'y retrouver cinq jours par semaine, pour tout l'été. Ça a déjà amené son lot d'histoires fabuleuses.

Je pourrais commencer en disant que la vieille folle est revenue cette semaine, elle a encore passé un bon moment à hésiter entre les deux mêmes bouteilles, mais l'heure de fermeture approchait, elle a donc été obligée de faire ça plus vite. Elle arrive à ma caisse, elle me dit même pas allô ou rien et enchaîne directement:

"Moé, en tout cas, j'ouvre toujours les contenants de jus d'orange à l'épicerie, juste pour checker au cas où quelqu'un aurait pas déjà bu dedans, tsé."

Ah mais bien sûr. J'ai pas répondu, je savais pas trop si je devais acquiescer que le monde en général est assez écoeurant pour faire ça ou bien lui mentionner que tous les contenants sont scellés anyway? Pis que si le sceau est intact c'est que ça sert à rien de vérifier?

J'ai pogné une autre sorte de débile aussi, un bonhomme qui avait l'air de bonne humeur jusqu'à ce qu'il me demande un sac pour sa bouteille, tsé, il voyage en vélo. Là je dis, tout poliment, qu'on a pus de sacs de papier ou de plastique depuis le mois de janvier et que s'il tient absolument à en avoir un, il peut en acheter. Là il pogne les nerfs et me demande combien est le moins cher, "comme si la SAQ avait vraiment besoin de se faire plus d'argent en vendant des sacs."

Je lui pointe le plus petit sac, celui pour deux bouteilles, qui peut se plier et se refermer dans une petite poche. Il me regarde avec un air super insultant, comme si j'étais la pire des épaisses et dit: "Tu me niaises là? Tu penses vraiment que ma bouteille rentre dans ce p'tit sac-là?!" Le monde dans la file d'attente se met à rigoler discrètement, mon sourire s'éteint, je réponds en défaisant le sac de sa pochette: "On parie? Y rentre plus qu'une bouteille là-dedans, m'sieur." Il avait l'air moins fier quand le sac était tout déplié.

Finalement, ben, il a pris aucun sac et il est parti en furie, en répétant que la SAQ forçait ses clients à dépenser en achetant des sacs. La cliente d'après était morte de rire et s'excusait presque de la bêtise humaine. Une chance que y a pas beaucoup de clients de même... son J.P. Chenet, il pouvait ben se le crisser dans le cul, ça se transporte mieux en bicyclette.

J'ai dit.

(Et un dessin pas très beau pour clôturer ce post haineux.)

4 commentaires:

paule a dit...

moi j'aime bien ce dessin, ça me fait penser à ma sexy-lisbeth-salaander...même si tu ne lis pas les millenium.

c'était super simpa de t'avoir ici! xx

Boum a dit...

Aw merci, ça m'a fait plaisir à moi aussi xxxx

Monsieur Cheveux a dit...

Dans le cul, c'est assez écologique comme sac réutilisable.

Boum a dit...

En effet! En espérant minimiser la pollution de l'air. :P