lundi 29 décembre 2008

J'ai trop de dessins en chantier, moi.

Maudit, on est lundi, ce qui veut dire que je recommence l'école dans une semaine exactement. L'été, je chiâle sans arrêt que j'm'ennuie et que j'ai hâte que l'école recommence, mais là, j'ai pas vraiment l'impression que j'ai eu le temps de me reposer. J'ai juste assez de temps devant moi pour finir mon devoir qui est dû le 8 janvier, mais faut que je me botte le cul, que je défasse mon sapin (ce que je déteste faire, j'trouve ça triste à mort), et qu'idéalement, je finisse mon jeu de Nintendo DS que j'ai reçu à Noël, haha. Si je le finis pas, il va me tenter pendant ma session, et ça, c'est cruel.

Parlant de devoirs, voici donc ce que j'avais à faire pour mon cours de dessin.



Sexy, non? On avait pas de thème pour ce projet-là, donc j'me suis lancée dans la nudité de mon plein gré. En fait, c'est que juste avant que la session finisse, on avait une rencontre individuelle avec le professeur, pour qu'il voit où on en est rendus. Il voulait aussi voir ce qu'on dessinait en général, donc j'avais amené mon cahier à croquis, et il est tombé sur ce dessin-là. Il a dit que ça serait bien que j'explore ce genre de sujet plus "provocateur"--en gros, il veut que je dessine des pin-ups pas conventionnelles. Donc, celle-ci a des cornes... on verra bien ce qu'il en dira.

Ses bras doivent rentrer douze fois dans ses jambes, au moins, je sais. C'était semi-intentionnel. Ça faisait un plus beau dessin, mais en personne, elle serait épeurante. Bah. J'suis pas sûre de ses seins non plus; j'trouve ça difficile faire des grosses poitrines sans qu'elles aient l'air artificiel (pourtant, j'suis bien placée pour savoir de quoi ça a l'air, des seins...). Mais, bref. Je l'aime bien, mais j'pense que ça va plus valoir la peine en couleurs.

Une p'tite histoire de SAQ, parce que ça fait longtemps, ça vous dirait?

C'était un jeudi ou un vendredi soir, parce qu'on fermait à neuf heures. L'heure de fermeture approchait, faque on était trois des quatre employés à attendre proche de la sortie. Y a un p'tit monsieur édenté qui se pointe pour sortir; il avait pas de bouteille dans les mains, mais il avait un sac en bandoulière.

Il aurait pu sortir, pis on aurait rien fait, mais il a fallu qu'il ouvre la bouche et qu'il dise:
- Euh... chus juste venu woère un prix!
Et mon collègue fin finaud de lui répondre comme s'il parlait à un attardé:
- Ah ouin? Pis c'tait quel prix finalement?
- 8,95$...
- Ah ouin! Pis c'est trop cher pour toé?
- Ouin!
- Ah ben coudonc, c'est plate, ça!
Le p'tit monsieur rit nerveusement et sort. On se regarde tous les trois, suspicieux, et le même collègue rajoute, "J'pense m'as le suivre..." J'suis pas sortie avec lui, mais j'ai su ce qui s'était passé; il a rattrapé le bonhomme le coin de rue suivant, et il lui a dit ceci:
- Monsieur, ça a ben l'air que y aurait une cliente qui t'aurait vu mettre une bouteille dans ton sac.
- ...Ah... Ah ouin? J'ai rien, je vous jure...
- Ah non? On fait quoi debord? On va chercher la cliente, ou ben on ouvre ton sac pour vérifier?
- On... on va chercher la cliente!
- Ben non monsieur, on ouvre ton sac, c'est plus facile!
- Euh... okay, mais si jamais on trouve une bouteille dans mon sac, on appelle pas la police, hein?
Finalement, le bonhomme avait piqué une grosse bouteille d'Amarula. Le pauvre con, s'il avait rien dit avant de sortir, on l'aurait même pas interpelé, mais il a dû trouver qu'il avait l'air louche de sortir sans bouteille donc il s'est justifié...

samedi 20 décembre 2008

Je devrais pas flâner, mais c'est tellement appréciable.

J'suis officiellement en congé de Noël! J'ai remis mon dernier travail de session lundi passé. Entretemps, je retourne quand même à l'école pour m'avancer dans mon prochain mini-film (s'intitulant Le grand saut, pour les intéressés). C'est un bon vieux retour aux sources: je fais du dessin animé pur et dur... youppi.

Y a aussi une autre grosse chose dans ma vie (?): je publie une bande dessinée! Je fais partie d'un collectif BD, Merure, qui verra le jour en janvier si tout va bien. J'ai pas beaucoup d'info jusqu'à date, je vous tiendrai au courant. Laissez-moi vous dire par contre que ça va torcher, y a plein de monde talentueux là-dedans (pour n'en nommer que quelques-uns: Cab, Ika, Esse, Nay, Anti... coudonc, on se spécialise dans les noms courts, nous).

Pour la couverture, on pouvait tous soumettre de quoi, et on a voté mardi dernier. J'ai pas gagné (c'est Cab qui l'a eue!), alors je me permets de mettre la mienne ici, vu que ça se retrouvera pas sur les étagères.



C'est pas très représentatif de la BD que j'ai faite, haha. C'était pas évident d'arriver avec de quoi qui pourrait représenter le contenu du recueil, en fait, c'est pas mal impossible. Faque j'ai juste fait de quoi que j'irais checker si je voyais ça sur une étagère... J'en suis pas mal contente, y a des trucs un peu croches (je l'ai dessiné anormalement gros, je devais manquer de recul je suppose), et pour la coloration, c'est la première fois que je me limite de même, c'était très expérimental. Anyway, j'ai pas été prise, je ferai mieux la prochaine fois.

Pour clôturer, un autre truc que j'ai fait pour Merure... on a tous une page d'intro avant notre BD, et on devait se dessiner. J'ai fait ça.



Pourquoi je me dessine tout le temps en Pokémon (comme dirait Cab), je sais pas, mais ça me fait bien rire. Avec ma lapine Popo!

mercredi 10 décembre 2008

Ce blogue a besoin d'un relookage...

J'ai fini ça, donc voici. C'est Ida, la même petite fille que dans mon dessin d'oiseau mort d'il y a quelques posts. Je me suis inspirée d'elle pour écrire mon travail final dans mon cours de scénario, pis ça m'a donné envie de faire un dessin.




C'est sans doute les plus belles mains que j'ai jamais faites, mais j'ai dû gosser dessus trois heures, sans rire--demandez à Cab, qui d'ailleurs m'a aidée à faire le corbeau, merci. Bon, me restera qu'à mettre tout ça au propre avant la coloration.

lundi 8 décembre 2008

Je combats le froid de mon bureau!

Ou pas, j'dois partir dans vingt minutes, crotte. Il fait vraiment -25 degrés avec le facteur vent? J'ai beau aimer l'hiver, j'pense pas être prête pour ça... pas encore...

Je néglige grandement ce blogue, j'vais essayer de le ressusciter pendant les fêtes, vu que j'ai fini ma session (ou presque). Voilà donc le fruit de mon labeur des dernières semaines. C'est un fruit pourri, mais c'est mieux que rien.



C'est le deuxième des quatre mini-films qu'on doit faire cette année, je l'ai intitulé L'heure du bain. J'pense l'avoir dit, mais je vais le répéter: fallait faire comme William Kentridge, c'est-à-dire utiliser du fusain (déjà que j'haïs le fusain, ça partait mal), dessiner sur une grosse feuille, prendre une photo, effacer et redessiner. C'est interminable et douloureux, croyez-moi. Ça paraît tellement en plus--au début, j'étais motivée, mais après le premier wipe de la serviette, j'en avais déjà plein mon casque et j'ai commencé à couper ça court. J'en avais des bleus sur les doigts, si si, j'vous jure.

Blargh, quoi. J'aime pas le résultat. Ça vient juste renforcer ma haine profonde pour le fusain.

lundi 10 novembre 2008

Journal de bord d'une asthmatique chronique.

Eh ben, pour une première journée de tournage, ça a plutôt mal commencé.

J'arrive à l'école à 8:30AM pour aller chercher mon équipement (caméra, portable, éclairage), et le technicien me regarde d'un drôle d'air en me disant que l'équipement a déjà été emprunté. La fille avant moi devait le rendre ce matin même, mais elle ne s'était pas pointée encore. Il fallait donc attendre qu'elle arrive. Je perds donc une heure.

Finalement, elle s'est jamais pointée et on a retrouvé l'équipement tout emballé et prêt à être rendu dans la salle dans laquelle elle tournait. Bon. Je signe la paperasse nécessaire et je prends le tout pour l'amener dans ma p'tite pièce de tournage. Je colle ma grosse feuille sur le mur, j'installe les trépieds pour l'éclairage et pour la caméra (avec de l'aide précieuse, j'vous jure qu'après ce qui s'est passé l'année passée avec une certaine caméra mal vissée, j'touche pus jamais à un trépied sans supervision), je branche l'ordinateur portable et je relie le tout, je pars le logiciel, je configure la caméra, voilà, tout est beau, j'suis finalement prête à commencer. Tiens, déjà midi moins quart! J'ai faim, j'décide donc d'aller manger.

Je reviens de mon dîner et je constate que l'ordi s'est mis en veille tuseul. Je bouge la souris. Rien. Ah? Il s'est éteint, alors. Je pèse sur le bouton. Rien. En fait, si: il s'allume un peu et part sa p'tite fan, juste une seconde, assez pour que t'aies de l'espoir, et il s'éteint. Ah ben, génial, c'est bien ma chance, y a juste à moi que ça arrive, ça. J'ai dû appeler vingt-huit personnes au moins pour qu'ils viennent vérifier si j'avais mal branché de quoi, mais non, tout était beau: on a donc conclu que l'ordi était bel et bien mort.

Le temps d'aller redonner l'ordi défectueux au technicien, d'attendre mon professeur pour qu'il trouve une solution, de trouver la solution, de trouver l'ordi de rechange, de l'installer, de me remettre dedans parce que j'avais pus grand motivation rendue là, il devait être 3PM, au moins. C'était comme un mauvais remake de mon tournage de l'année passée, mais en moins dramatique parce que, sérieusement, j'me sacre un peu de ce travail-là. Y a tellement de chances que ça foire, faut que j'reste réaliste.

En plus, faire un film au fusain sur des grandes feuilles... c'est pas de tout repos pour le système respiratoire. Non seulement ça fait tousser, ça déshydrate, ça chauffe les yeux et ça assèche les lèvres--en plus de donner mal aux bras. Une vraie partie de plaisir, quoi. D'autres étudiants m'en avaient parlé, qu'ils avaient eu du fun à tourner ça. Ben, pas moi; le ratio plaisir/douleur rend ça trop désagréable.

dimanche 9 novembre 2008

La fin du monde me ferait moins peur.

Ouais, bon... demain, je commence le tournage de mon prochain mini-film, et j'suis stressée pour rien. J'suis stressée parce que j'ai juste trois jours pour le faire, et j'avais trois jours exactement pour tourner Посылка, et ça avait super mal été--j'vais vous épargner les détails. Bref, je me prépare mentalement pour le pire, mais ça serait vraiment de la grosse malchance sale s'il m'arrivait de quoi d'aussi terrible que l'année passée. Je dois rester optimiste donc. J'pense que je vais aller jouer au Nintendo DS pour décompresser.

J'vous en reparlerai demain.

vendredi 7 novembre 2008

J'aurai donc été productive dans ma non-productivité.

Ouais, faque... j'ai fini ça.



J'suis assez contente du résultat, considérant que j'ai fait ça vite. C'est vraiment la pire pomme de l'existence, mais, bon, j'apprends. Le pire, c'est que j'avais une référence pour la coloration de la pomme... si, si, je vous le jure.

Faudrait que je fasse le ménage.

C'est le calme avant la tempête... je passe une dernière p'tite fin de semaine tranquillo-banane avant de passer en mode production de mon prochain mini-film s'intitulant L'heure du bain. Vous verrez. Je suis en tournage de lundi à mercredi, final bâton, si j'ai pas fini après ça, j'suis dans la merde. Ça me stresse.

Entretemps, j'ai finalement pris des photos de ceci.



C'est pour mon cours de dessin. Le projet se nommait Cute/Anticute, ça s'explique pas mal tout seul; fallait faire, sur un gros carton de trois pieds de haut, la chose la plus cute qu'on pouvait imaginer. Par contraste, de l'autre bord, fallait se servir de la silhouette pour faire de quoi de vraiment dégueu. J'ai donc fait un triste cyclope à trois jambes rose et poilu, et un tampon plein de sang... mais j'ai pas eu beaucoup de succès. Une fois en classe, le professeur trouvait que mon cyclope était bien loin d'être mignon, et les autres étudiants trouvaient étrangement que mon tampon imbibé l'était. Epic fail, je suppose.

Pour clôturer comme à l'habitude, une p'tite histoire de SAQ, pour mes fans invétérés.

Un jeune homme passe à la caisse d'une de mes nouvelles collègues avec deux bouteilles de champagne. Il paye par carte de crédit. Le reçu sort, la caissière lui donne pour qu'il le signe, il fait un grand sourire et dit: "Ah, ça a marché?... J'vais t'en prendre une caisse debord!"

Comment se tirer dans le pied.

C'était évidemment une carte fraudée. Il aurait pu se fermer la gueule et s'en aller avec sa fausse carte et son champagne, mais non. On lui a confisqué ses bouteilles, il s'est obstiné un peu, on a appelé la police et il s'est finalement poussé. Apparemment qu'ils l'ont attrapé. En tout cas, y devait pas avoir de cerveau.

Ah oui, et en passant, j'suis bien contente que ce soit Barack Obama le nouveau président de nos voisins du sud. J'suis nulle en politique, j'vais donc pas m'éterniser sur le sujet.

lundi 27 octobre 2008

Un petit pas vers l'arrière.

Un p'tit post rapide avant d'aller me coucher--y a quelques jours, Cab est venue dessiner chez moi, et on a fini par délirer en se remémorant quand on trippait tellement sur les jeux vidéo qu'on dessinait pratiquement que ça. Nostalgie oblige, on s'est remises au fanart, et j'ai pondu ceci.



Juste un doodle de Link tel que vu dans The Legend of Zelda: The Minish Cap, pour Gameboy Advance (que j'ai eu la chance d'essayer sur mon Nintendo DS, ha). Le pire, c'est que dans le fond, c'est pas vraiment nostalgique le dessiner de même, vu que j'ai joué à ce jeu-là pour la première fois cette année. Mais, bon, faire du fanart, c'est plutôt enfantin maintenant. N'empêche que c'est l'fun en maudit.

Phil, celle-là est pour toi.

Je travaillais tantôt et j'ai eu le plaisir d'essayer d'aider une bonne femme qui se parlait tuseule devant les vins canadiens. Elle avait l'air vraiment en maudit. "Quessé ça?! C'pas un vin canadien, ça, ça a pas d'allure, voyons donc. C'tu un vin canadien celui-là? Ben non voyons!" Comme elle avait l'air de s'obstiner avec elle-même, je lui offre mon aide.

- Oui, madame, ici c'est bien les vins canadiens, ça va jusque là.
- Non, moi je veux UN VRAI VIN.
- ...
- Un vin AMÉRICAIN.
- Euh... d'accord. Dans ce cas, ils sont juste ici.
- JE LE SAIS MADAME. JE LES CONNAIS PAR COEUR. MERCI.

Eh bin, ça m'apprendra à vouloir aider les vieilles folles. Je m'éloigne sans rien dire d'autre, elle prend une bouteille poche et va à la caisse, chiâlant au caissier qu'elle "trouvait jamais rien icitte, maudit que c'est décevant, y a jamais ce qu'on veut." Et y avait son mari à côté qui braillait de rire.

samedi 25 octobre 2008

J'ai trop d'histoires à ressasser.

Je vis, je vis. J'ai passé une semaine affreuse à faire des devoirs jusqu'à deux heures du matin tous les soirs, mais là j'en vois le bout, et je pense bien que la semaine prochaine sera relax... après je tombe dans la production de mon prochain mini-film... urgh.

Cette année, y a un truc de différent, on fait plusieurs très courts films--quatre, pour être plus précise. On a à peu près un mois et demi pour faire chaque film. C'est horrible. Je sais pas comment quiconque peut réussir à faire de quoi de potable en un mois et demi, sérieux. Le film doit avoir l'air fini et cohérent, et avoir une trame sonore mixée, et tout. De la folie pure!

Voilà donc le premier des quatre mini-films, que j'ai intitulé avec amour 14 heures de route sous le soleil.



On avait beaucoup de contraintes techniques pour cet exercice: fallait prendre d'immenses feuilles de papier et barbouiller dessus avec de la peinture noire, on devait découper les bouts qui nous intéressaient, les scanner, ensuite choisir une toune atonale électroacoustique (tout-à-fait mon genre) parmi les six ou sept qui nous étaient imposées, et assembler le tout pour que ça ait l'air de bouger comme du monde. On avait pas le droit de retoucher les images dans Photoshop ni de se servir de layers, rien. Que du montage! Bref, on a tous pas mal fini avec le même résultat.

Moi, l'abstrait, c'est vraiment pas ma tasse de thé. J'veux dire, y a des sortes d'abstrait qui me plaisent, tant et aussi longtemps que je vois le travail qui a été mis dedans. Si ça a juste l'air d'être des sploushes de peinture aléatoires, que ça soit sur une toile ou en animation (surtout en animation, en fait), ça m'insulte plus qu'autre chose. C'est l'éternelle phrase "n'importe qui aurait pu faire ça" qui fait toute la différence.

Anyway. J'pense bien que j'm'en suis bien tirée avec ce mini-film-là, pour une fille qui trippe pas trop sur la non-narration. J'pourrai dire un jour que j'ai fait un film abstrait sur de la musique abstraite, et que j'ai même eu un peu de fun à le faire.

Pour clôturer, une belle histoire de SAQ, puisque ça vous manque sûrement. Haha.

Lundi dernier, je travaillais de soir et je faisais du stock sur le plancher. Y a un bonhomme qui s'avance vers moi, un noir dans la cinquantaine, je dirais, et qui me demande si je peux lui conseiller un vin pour aller avec un repas "salé, vinaigré et mayonnaisé." Je lui demande s'il y a de la viande dans son repas, oui il y en a, du hareng en fait. Je lui suggère donc un vin blanc. "Ah, mais je connais pas beaucoup le vin blanc," qu'il me dit, "j'pourrais avoir une bouteille de rouge aussi?" Bien sûr monsieur, donc je lui suggère une bouteille de rouge et je lui tends les deux bouteilles. Il me fait une drôle de face.
- Deux bouteilles?! Ça fait beaucoup de vin pour une seule personne!
- ...Ah? Mais j'avais cru comprendre que vous en vouliez deux...
- Ben, à moins que vous veniez souper avec moi. Allez, j'vous invite!
- (Ah non, encore un freak de ce genre) Non, merci.
- Allez! Que faites-vous ce soir?
- ...Je TRAVAILLE?
- Jusqu'à quelle heure?
- Je finis tard, monsieur.
- Tard? Héhéhé, c'est quoi, tard, cinq heures du matin?
- (Soupir) Non, dix heures.
- Mais c'est pas tard! Vous pouvez venir me rejoindre ensuite.
- Non, merci, ça va, de toute façon j'ai des devoirs qui m'attendent.
- Des devoirs? En plus du travail? Mais c'est beaucoup trop de choses pour une seule personne!
- ...
- Vous êtes amoureuse aussi?
- OUI. (Bon, je voulais pas lui faire de peine, mais il insiste trop, là.)
- ...Ah... merci.
Ensuite il est allé payer une seule des deux bouteilles et il est finalement parti. Tu parles d'une ténacité! Normalement, ils abandonnent au premier "non," mais lui, il voulait rien savoir. C'est la première fois que je me fais offrir ça sur mes heures de travail, en plus. Y a du monde weird.

lundi 6 octobre 2008

À quand les semaines de dix jours?



Quelques heures de barbouillage plus tard, voici donc le résultat. J'en suis bien fière, je fais tellement jamais de décors, et encore moins de colo sans ordi. C'est un rare exploit pour moi.

J'suis crevée. La mi-session est enclenchée... je perds officiellement mes soirées libres. J'vais donc aller me coucher.

vendredi 3 octobre 2008

Une heure plus tard, dans les maritimes.

Voilà, j'me suis téléportée à l'école et je viens de scanner ça.

C'est le brouillon de mon prochain travail pour mon cours de dessin. Y avait pas de thème, fallait juste faire un projet personnel, et pour une raison quelconque j'en suis arrivée à ça. J'ai d'abord dessiné la petite fille en gros, et ensuite je l'ai photocopiée en plus petit et j'ai dessiné le reste. Bon! Aux couleurs, maintenant.

Les plaisirs de l'école buissonnière.

Mouahaha, je devrais être dans un cours en ce moment et j'y suis pas! On a droit à deux absences, non? Donc j'en profite. J'ai même pas de bonne raison, ça me tentait juste pas d'aller à mon cours plate.

Voici donc mon dernier devoir.



J'ai fait ça pour le même cours que mon bunny lover, ci-bas. J'ai du plaisir dans ce cours-là. C'est pas toujours fantastique, les travaux qu'on a à faire, mais ça me force à essayer des trucs que je fais pas normalement, et en général j'suis motivée.

Pour ce devoir-là, fallait remplir une boîte d'objets divers, échanger avec quelqu'un, et inventer un personnage d'après les objets dans notre boîte nouvellement acquise. J'me suis ramassée avec un éventail et des radiographies de bras et de jambes, j'ai donc pensé à une geisha en chaise roulante. C'est logique, voyons. Huhuhu.

J'ai utilisé des marqueurs pour la première fois (sans compter les Crayola de jadis, bien sûr), et j'dois dire que j'ai pas haï ça. Je vais me réessayer pour le prochain travail, c'est sûr. D'ailleurs, c'est ce que je vais aller faire aujourd'hui.

Pour conclure, les sketchs de geishas que j'ai faits pour me préparer, au cas où ça vous intéresserait...


mardi 23 septembre 2008

Me semble que je mangerais des fèves, au lieu de me les mettre sur la cheville.

J'ai des devoirs à faire mais je procrastine: voilà donc mon tout dernier court-métrage, Посылка (Le Paquet), que j'ai mis sur YouTube y a pas longtemps, pour ceux qui l'ont pas vu encore.



Il s'est baladé pas mal cet été. C'est mon premier film qui a traversé l'océan (il a été présenté en Inde), et tandis que Lucien, Superstar a fait qu'une seule présentation hors Canada (ça sera bientôt deux, il va jouer en France), Посылка a plus souvent été présenté aux États-Unis qu'ailleurs. Si je me souviens bien, il a joué au Nouveau-Mexique, en Californie, à Washington DC et dans l'état de Washington, au Rhode Island et au Missouri, en plus d'avoir été présenté à Montréal, Ottawa et Toronto la semaine prochaine. J'suis contente d'être capable de présenter mes trucs dans des festivals... j'ai quand même envoyé plus de trente copies de mon film partout dans le monde, et c'est ce que j'en ai récolté. Ça finit par coûter cher.

J'me fais souvent demander:
- Pis, combien ça te paye, avoir ton film présenté à tel ou tel festival?
- Ça me rapporte rien, sauf si je gagne miraculeusement un prix. En fait, c'est moi qui dois payer des frais d'administration.
- Beuh?! Ça vaut pas la peine alors!

Le monde en général comprend pas pourquoi je débourse autant d'argent (j'ai dû approcher les 300$ avec Посылка) pour envoyer mes films autour du globe. Faut bien se faire un nom. Si j'ai vraiment l'intention de continuer de faire des films d'animation, j'suis mieux de me faire voir tout de suite. J'ai quand même réussi à me faufiler dans quelques festivals plutôt prestigieux (entre autres, le RIIFF, qui qualifie ses gagnants pour une nomination aux Oscars--j'ai rien gagné, mais j'aurais pu, non?). C'est à force de le faire que j'vais finir par gagner des prix. J'peux continuer de rêver...

Sibole, j'suis mieux d'aller faire mes devoirs pour vrai, là.

lundi 22 septembre 2008

Comment passer le temps en attendant sa pizza.

J'ai fini ça au lieu de faire des devoirs. Au moins, être éclopée et clouée à une chaise de bureau, ça me force à être productive. (Pas vraiment.)


J'ai trouvé comment garder ça minimaliste: kin toé, pas d'ombres! Même pas de couleur de peau! Ça fonctionne assez bien, selon moi. J'suis satisfaite, bref.

Ma pizza prend du temps à arriver. Ben quoi, vous pensiez que j'allais me faire à souper avec un pied défectueux? Ben non!

La douleur, c'est mon karma.

Je blogue pas assez souvent, non? J'pense que ça va être réglé temporairement, parce que j'ai eu la chance (sic) de me fouler la cheville gauche pendant mon court séjour à Ottawa pour le Festival International de l'Animation. Résultat, j'ai le pied tout enflé et c'est juste une question de temps avant qu'il vire chamoiré mauve-bleu-vert-jaune. J'irai pas à l'école avant mercredi.

Voici donc la (les?) toile que j'ai faite dont j'avais parlé il y a quelques posts. J'en ai pris une affreuse photo.



Bon, côté couleurs, c'est pas très représentatif--j'vous assure que c'est plus beau en personne. L'affaire, c'est que j'suis pas particulièrement bonne avec la peinture, donc pour m'assurer de faire de quoi de regardable, je garde ça super simple. J'dois admettre m'être légèrement inspirée de Matte Stephens pour le look général...

Pour continuer dans la thématique "hors comfort zone", voilà donc mon premier Munny, fait chez Cab avec ses crayons feutres.



Pour ceux qui le savent pas, un Munny c'est une figurine en vinyle vierge, qu'on peut barbouiller comme on le sent. En fait, le mien, c'est un mini-Munny: c'est plus petit de moitié (les Munnies originaux sont gigantesques), et c'est également à moitié moins cher... j'ai dégotté ça pour douze piasses chez Urban Outfitters.

Cela dit, mon Munny ci-haut (dénommé Pete Moss, comme de l'engrais, puisqu'il a de la pelouse partout) a été colorié avec des marqueurs Tria et Promarker, et c'était pas super génial. Ça tient pas vraiment, même s'il est écrit qu'on peut utiliser du feutre sur la boîte du jouet. On peut pas faire plus qu'une couche sans que ça s'estompe non plus, donc on voit tous les coups de crayon... j'ai essayé de me servir de ça comme motif de poils, mais c'est plus ou moins convaincant. Mais, bref, il est pas si mal pour un premier essai. Je ferai mieux la prochaine fois! J'en ai un autre tout neuf qui m'attend.

lundi 8 septembre 2008

Je veux un vin qui se boit avec de l'agneau et du poulet, s'il-vous-plaît.

Il est tard et j'suis fatiguée, alors j'vais couper ça court: voici donc mon premier devoir de la session.



C'est pour mon cours de dessin (un cours complémentaire). Il fallait se faire une carte d'identité comme les gens se gossaient dans les années soixante, pour échanger leurs fréquences de radio CB (vous pouvez en voir une tonne ici, mais attention, le site est abominable). C'est drôle, parce que sur leurs cartes, ils s'inventaient un nom catchy pour que les gens aient envie de les contacter, genre "The Widowmaker" ou "Base Gestapo". Que de tentations.

Dans le fond, c'est comme les noms qu'on se trouvait dans les vieilles chatrooms, il y a dix ans. Au lieu d'écrire "Bunny Lover", j'aurais bien pu écrire "Sexybunny23".

La vieille folle est revenue à la SAQ ce soir, tsé, la madame qui reste pendant une heure de temps? Elle en a jasé une shot. Un moment donné, elle était tellement en train de me faire la conversation qu'un de mes collègues est allé se cacher dans le backstore pour prendre le téléphone et appeler en avant du magasin, pour que je puisse me sauver d'elle en lui répondant. Ça a pas marché, elle a continué de me parler même si je l'écoutais plus, et quand l'autre est sorti du backstore, elle lui jasait par-dessus les étalages d'un bout à l'autre du magasin. Après quasiment une heure, elle est finalement partie, mais elle s'est parkée de l'autre bord de la rue et elle a fait des exercices (sans rire!) pendant deux heures, avant de s'endormir sur le trottoir. N'importe quoi. On a beaucoup ri.

Phrase mémorable de la soirée: "Le gars qui m'a suggéré ce vin-là, il était pas blanc, tsé... il avait le teint tanné." Je regrette vraiment de pas lui avoir dit en retour que moi aussi, j'étais tannée.

Je devrais travailler pour Entendu à Montréal à temps plein.

vendredi 5 septembre 2008

Vous voulez de la mayonnaise avec vos frites?

Raaaaah. J'suis crevée. J'ai passé à travers ma première semaine d'école sans trop de problèmes (sauf le cours d'aujourd'hui, qui semble être constitué que de masturbation intellectuelle... j'vais lui donner le bénéfice du doute). J'ai pas eu le temps de dessiner. J'étais encore sur l'horaire d'été à la SAQ, donc c'était le bordel, j'ai trop travaillé entre mes heures de cours. Dégueu.

J'ai quand même réussi à finir ce dessin-là entretemps, chez mon chic ami Joel, en compagnie des très charmantes Paule et Cab. J'avais juste envie de dessiner une face et des mains (comme quoi on a pas toujours besoin d'avoir une idée profonde derrière un dessin...).



C'est délibérément pas fini. Pour faire changement, j'ai décidé qu'elle aurait pas de totons. Bon.

Je sais pas trop où je veux m'en aller avec ça. J'aime beaucoup le dessin et je veux le mettre en couleurs, mais j'peux pas logiquement faire de fond à ça, donc... je sais pas quoi en faire! Et si je me grouille pas les fesses, j'vais rater ma chance parce que les devoirs vont commencer (c'est déjà commencé) et je pourrai pas la colorier avant le mois de juin.

Sur ce, dodo. J'aurai peut-être de quoi de plus rigolo à dire demain.

vendredi 29 août 2008

Faudrait bien que j'arrose les plantes.

Si j'étais fine, je mettrais ce blogue à jour plus souvent, mais bon, que voulez-vous, j'suis une femme occupée.

En fait, pas vraiment, mais ça viendra.

J'ai recommencé à travailler hier, après deux semaines et demie passées sur la CSST. Ça m'a fait du bien. Ça fait un peu drôle de retourner à la job après si longtemps, j'avais jamais eu de "vacances payées" avant, c'est l'fun de rien foutre et d'avoir de l'argent quand même, haha. Je travaillerai pas trop longtemps par contre; l'école recommence mardi prochain (mercredi pour moi), donc mes disponibilités à la SAQ vont grandement diminuer. Yé!

En plus, ça fait une semaine que je vis chez mes parents pour m'occuper de ma petite lapine de trois ans et trois quarts, Popsicle, qu'on appelle tous Popo (ou Po, quand elle écoute pas), parce que mes parents et ma soeur sont dans le sud des États-Unis en ce moment. Je l'aurais bien amenée chez nous, mais premièrement, j'ai un chat hostile (j'pense qu'il aurait plus peur qu'elle, dans le fond), et deuxièmement, les lapins aiment pas qu'on les change de territoire, ça les rend nerveux. Et Popo n'est plus exactement jeune. Donc j'aime mieux me déplacer moi. Je revis depuis une belle grande histoire d'amour avec ma lapine folle.

J'ai quand même été productive un peu, j'ai fait des toiles, mais j'ai pas d'appareil photo à ma portée, donc je ferai ça plus tard. En attendant, voici une bande dessinée que j'ai faite il y a quelques mois (sur un brainstorm d'idées absurdes de mon ami Francis).



J'avais fait ça pour un recueil de BD intitulé Moustache Molle, mais le projet est mort-né quelques semaines après que j'aie soumis ceci. Ça fait deux fois qu'on me propose de publier, et ça fait deux fois que ça floppe, et les deux fois j'avais travaillé comme une folle pour rien. Je me console en me disant que ça fait joli dans un portfolio.

Cherchez pas de sens caché, y en a pas, c'est du gros n'importe quoi comme on aime!

samedi 16 août 2008

Ça m'a donné faim. Pas vous?

J'ai fini mon dessin!



J'ai opté pour la toujours pratique ombre dégradée sur fond blanc. C'est paresseux mais ça paraît bien, hahaha. J'aime bien le résultat; je dessine vraiment pas souvent ces temps-ci, mais en général je me force assez pour aimer ce que je fais à chaque fois. J'suis particulièrement fière de l'anatomie cette fois-ci. C'est pas parfait, mais elle est moins disproportionnée qu'à mon habitude. Les poses assises sont tellement difficiles à faire, tu finis toujours par réaliser que les jambes sont trop longues ou trop courtes une fois que t'as travaillé comme un mongol dessus et que ta feuille est toute maganée. Pis après avoir roché dessus de même, ça te tente plus ou moins de recommencer.

Pour faire suite à ma chronique (sic) sur l'animation à faire découvrir (...), voici quelque chose de bien différent, Food Fight, qui fait référence aux guerres depuis la Deuxième guerre mondiale. Pouvez-vous reconnaître toutes les nations? Huhuhu.



Le gars derrière ce petit chef-d'oeuvre politique se nomme Stefan Nadelman (j'ai pas trouvé son site personnel, on dirait bien qu'il en a pas) et il sait se servir d'After Effects en tabarnouche. En gros, il a pris des photos de bouffe, les a décortiquées dans le logiciel et a fait ce que vous voyez ci-haut. Un maudit malade. J'aime pas l'animation After Effects d'habitude, mais là j'dois reconnaître que c'est extrêmement bien fait. Il a beaucoup de patience, ça c'est sûr. Moi, j'me serais tannée d'être devant l'ordi tout le temps de même...

jeudi 14 août 2008

L'écureuil m'a dit de le faire.

Un petit post rapide, juste pour dire.



Voici où j'en suis avec mon dessin... c'est pas fini encore, mais ça achève. J'ai gardé ça vraiment simple, pour faire changement (parce qu'on sait que j'ai le don de me compliquer la vie), et j'vais sans doute jouer avec les couleurs un peu parce que je les trouve un peu drabes. On verra.

mercredi 13 août 2008

Et voici un melting pot pour faire plaisir aux fans.

Alors, où en étais-je? Reprenons-nous en mains!

Pour justifier mon absence du travail, j'ai dû aller passer une superbe matinée à la clinique médicale Joliette, coin Ontario et Bourbonnière, où j'ai eu la chance de côtoyer la crème de la crème de Hochelaga-Maisonneuve. L'attente a duré trois heures, je voulais mourir. En plus, j'ai oublié mon iPod chez mon pote Joel hier, donc je pouvais même pas y remédier. C'était insoutenable.

Premièrement, y avait une p'tite vieille et sa fille (de soixante ans, genre) qui ont entrepris de faire la conversation avec une autre bonne femme disproportionnée assise en face d'elles. La fille disait pas grand-chose, la p'tite vieille avait la parlotte facile, mais maudit que l'autre bonne femme était épaisse. On a tous un peu cette manie de s'adresser aux personnes âgées comme si elles étaient des bébés (je sais pas comment ça se fait, d'ailleurs, qu'on réagit comme ça; c'est pas parce qu'ils entendent moins bien qu'ils en deviennent arriérés), mais là c'était franchement exagéré. La p'tite vieille pouvait dire n'importe quelle connerie du monde, et l'autre réagissait comme si c'était fantastique.
- J'ai eu douze enfants, moé, madame.
- Ahhhh ouiiiiiin!
- Ben treize, dans le fond, mais y en a un qui est mort à la naissance.
- Ahhhh ouiiiiiin...
- Mais tsé, c'est moins pire quand ils meurent à la naissance... on s'y attache moins.
- Ahhhh, ouiiiiiin.
Ou encore:
- J'ai quatre-vingt-sept ans, moé, madame!
- Ahhhh ouiiiiiin?! Quatre-vingt-sept?! INCROYABLE!
- Oué, quatre-vingt-sept. M'as avoir quatre-vingt-huit en février.
- INCROYABLE! Vous êtes encore toute belle! (Ça, c'était discutable...)
- Oué, moé j'étais belle, dans le temps. Je travaille depuis l'âge de treize ans, moé, madame!
- Ahhhh ouiiiiiin!
- Oué! J'faisais trois piasses par mois.
- INCROYABLE!
- Oué mais, avec trois piasses tu pouvais faire pas mal d'affaires. Un paquet d'cigarettes, dans le temps, ça revenait à 35 cennes.
- INCROYABLE!

Pis un peu plus tard, j'ai eu droit à une belle p'tite famille qui est venue s'installer juste à côté de moi. Les deux p'tits morveux arrêtaient pas de gueuler et de se taper dessus et la mère avait autant d'autorité qu'un chou de Bruxelles. Un moment donné, le père appelle.
- Michaël, tu veux-tu parler à papa?
- Oui! (Il jase au téléphone pendant deux ou trois minutes puis le passe à sa soeur. La fille répond:)
- Allô? C'est qui? Papa ou grand-papa? C'est qui?
Là, le p'tit gars essaie de reprendre le téléphone en gueulant: "J'veux savoir à qui elle parle! J'veux savoir c'est qui au téléphone!" pendant que la mère s'évertue à lui expliquer qu'il venait à peine de lui parler... ou encore, une belle question de la fille à sa mère:
- Maman, un maringouin c'est tu la même chose qu'un moustique?
- Je sais pas chérie, faudra qu'on checke dans le dictionnaire.

INCROYABLE!

Comme je disais plus haut, j'suis allée passer une bonne partie de la journée d'hier chez Joel, avec Paule et Cab, et on a tous dessiné, ça a fait du bien. Voici ce que j'ai pondu:



Comme d'habitude, quand je réfléchis pas trop, je dessine une fille à moitié nue. C'est tout moi, ça. J'suis contente du résultat, j'vais me mettre à la couleur une fois que j'aurai fini d'écrire ceci. J'ai aucune idée quoi faire avec, par contre.

Avant le hold-up, je m'étais mis dans la tête que je mettrais ici des animations que j'aime, pour les faire découvrir au monde. Alors voici, pour inaugurer, une animation Flash que j'avais trouvée au cégep:



Ce petit bijou a été réalisé et animé par Bernard Derriman (j'viens de tomber sur son (plus que décevant) site qui n'a pas été mis à jour depuis 2006), sur une chanson de TISM s'intitulant Everyone Else Has Had More Sex Than Me. C'est un magnifique exemple des capacités du logiciel ex-Macromedia Adobe Flash; majoritairement du frame par frame, mais y a de l'interpolation superbement utilisée aussi, comme quoi y a moyen de s'en servir comme du monde. Malheureusement, Derriman a pas l'air d'avoir fait quoi que ce soit d'autre qui vaille la peine d'être mentionné, du moins après avoir fait le tour de son site et de son compte YouTube. Dommage.

lundi 11 août 2008

Désolée si c'est moins drôle qu'à mon habitude.

Bon, j'ai attendu plus qu'une journée, mais me voilà donc.

C'est vraiment bizarre comme feeling. Plus tôt dans la semaine, je m'étais demandée comment je réagirais si y avait un hold-up. J'vous le dis tout de suite, y a aucun moyen de savoir. Tu réfléchis pus, ton corps bouge tout seul, et après ta mémoire te fait défaut.

Il était 8h30PM, une demie-heure avant la fermeture, et je travaillais à la SAQ du centre d'achats Maisonneuve, à côté du Canadian Tire. La journée avait été vraiment plate, y avait pas eu un maudit chat. J'étais seule à la caisse, les deux autres employés étaient dans le fond du magasin avec les quelques rares clients. Je barbouillais sur un bout de papier pour passer le temps.

J'entends la porte qui ouvre, donc je me retourne pour voir qui c'est (réflexe pour spotter le monde louche à l'entrée), et là deux grands gars entrent en me regardant. Ils portaient des cagoules blanches qui avaient l'air d'être gossées maison dans des vieilles tuques. Là, j'me rappelle m'être dit, "Bon, kessé ça les deux clowns?" Pendant de longues secondes, j'ai cru que c'était une mauvaise joke. Ils sont venus en courant vers la caisse; le plus grand des deux vient derrière moi et il me dit "On te fera pas mal, ouvre ta caisse, donne-nous le cash." L'autre gros est resté derrière le comptoir pour bloquer l'accès aux clients. Il avait un fusil.

J'ai failli dire "Tu m'niaises?" mais mon premier réflexe a été de me diriger vers la caisse la plus proche de la sortie pour l'ouvrir. À retardement, j'me rends compte qu'elle est déjà vide. J'ouvre donc la mienne, et c'est quand je l'ai vu piger dedans que j'ai réalisé que non, en effet, c'était pas une joke. Y avait une troisième caisse pleine de cash à l'autre bout, et je lui aurais ouverte s'il me l'avait demandé, mais il a rien dit d'autre.

Le gros a serré son gun dans son chandail (j'ai jamais vu le gun; quand il l'a serré, je pensais qu'il faisait semblant d'en avoir un sous son chandail, avec sa main), et ils sont partis en courant et sont embarqués dans une camionnette. J'ai regardé les employés dans le fond, qui avaient rien vu du tout, et j'ai dit en haussant les épaules comme si c'était bénin, "Caaaaaarl, j'viens d'me faire hold-upper..." Là, y a un client (le seul qui a vu le gun) qui m'a dit de prendre la plaque de la camionnette qui venait de démarrer, ce que j'ai fait. Mais à partir de ce moment-là, si on me disait pas quoi faire, je faisais rien. C'est comme si mon cerveau avait arrêté de fonctionner et que mon corps restait miraculeusement debout.

Les autres ont fermé le magasin, ils m'ont dit d'aller m'asseoir (je leur ai répondu: "Ah oui, c'est une bonne idée..."). J'suis allée m'asseoir dans le bureau, dans le fond, tuseule, et j'ai attendu en regardant dans le vide. Mes jambes étaient toutes molles et mes mains tremblaient. On a appelé la police, j'ai dû faire une déposition, décrire la scène, on a regardé les vidéos (et oui, le gars avait bel et bien un fusil), et à environ 10hPM, les policiers m'ont donné un lift jusque chez nous.

J'ai vraiment décrit la scène tout croche. J'aurais cru mieux m'en rappeler. J'ai dit qu'ils étaient entrés par la sortie, alors qu'ils étaient entrés par l'entrée; j'ai dit qu'ils avaient pas de gants alors qu'ils en avaient; j'ai cru que leurs cagoules dévoilaient leurs bouches, mais non. Après un bout, j'ai dit aux policiers, "Je sais pus. Je raconte n'importe quoi." Apparemment que j'ai été très calme et très bonne pour décrire, mais moi j'en avais pas tellement l'impression.

Aujourd'hui, quand j'y pense, j'ai des palpitations, je stresse et j'ai même envie de pleurer juste à l'idée de remettre les pieds là. C'est vraiment étrange. Pourtant, j'ai été chanceuse dans ma malchance; j'ai pas vu l'arme, ils m'ont pas gueulé après ou touchée, et ils étaient relativement calmes. Ça aurait pu être bien pire. Ça empêche pas le fait que ça m'a pris tout mon p'tit change pour appeler à matin et leur dire que je veux pas rentrer travailler demain.

vendredi 8 août 2008

Disons que j'avais pas prévu ça.

Toute la journée, je me suis fait une liste de trucs à raconter sur ce blogue, mais vingt minutes avant la fermeture du magasin, tantôt, j'ai eu le plaisir de me faire hold-upper. J'vais commencer par dormir là-dessus, histoire de m'en remettre, et demain j'vous fais un compte-rendu, sans faute. Quelle histoire.

lundi 4 août 2008

C'est même pas de ça que je voulais parler au début.

Comme chaque année, quand il reste juste un mois avant que l'école recommence, j'en deviens tellement impatiente que je vais m'acheter mes fournitures scolaires. J'ai toujours aimé ça, aller choisir les bonnes couleurs de duo-tangs, renouveler mon stock de crayons et, s'il y a lieu, acheter un nouveau sac à dos. Mais rendu au cégep et à l'université, les professeurs ne fournissent plus une p'tite liste avec le nombre exact de stylos bleus et rouges à avoir, et instantanément, le magasinage de rentrée devient plate. Tes parents n'y vont plus avec toi, les cahiers d'adulte n'ont plus de dessins et les coffres à crayons sont laids. Ça m'arrive souvent de faire plusieurs places pour trouver le plus bel agenda tellement j'suis maniaque de fournitures scolaires hot.

Aujourd'hui, j'suis allée magasiner directement au magasin de mon université (qui est malheureusement pas une coop, faque tout le monde paye le plein prix). Il fallait que je m'achète un sac à dos parce que mon ancien, qui date de mon secondaire, est finalement en train de rendre l'âme. J'me suis pogné un gros sac Swiss Gear avec un million de poches (y en a même une pour un laptop, même si j'ai pas de laptop), avec "Université Concordia" brodé dessus, ça revenait moins cher. Je porte maintenant le logo de mon université sur mon sac à dos et celui de mon cégep sur mon portfolio... ça porte à confusion.

J'ai dû me retenir pour pas acheter de cahiers de notes, mais j'me suis quand même pris un bel agenda turquoise. La beauté de mon agenda est l'entière responsable de l'utilisation que j'en fais, j'me suis testée. Il y a deux ans, j'avais un agenda cool, et j'm'en suis servi toute l'année, j'ai barbouillé dedans et je l'ai traîné partout. L'année passée, j'en ai acheté un cheap et laitte, et en octobre j'avais déjà arrêté de m'en servir. J'vous jure.

Puisque mon école est au coeur de Montréal (métro Guy-Concordia, vous en conviendrez), j'ai décidé de marcher sur Sainte-Catherine un peu et de m'arrêter chez Urban Outfitters pour voir le linge. J'suis allée me perdre dans la section appartement et j'ai fait de bien belles découvertes: les imprimés sur toile. Dommage que l'impression en tant que telle soit horrible, parce que sinon, je les aurais achetés.




Ça donne envie de se lancer dans la peinture aussi. J'ai toujours été pourrie en peinture, mais en fouinant dans ces imprimés-là, j'ai de quoi m'inspirer, c'est sûr. Pas besoin de faire de dégradés pour que ce soit joli... et en cherchant les images ci-haut, j'suis tombée sur le nom du gars qui a fait le hibou. Il s'appelle Matte Stephens et c'est mon nouvel idole.






Comment me retenir de le copier, raaaaah?! Ça fait des toiles tellement bidimensionnelles, graphiques et parfaites! Dans le même genre de tons que les murs de mon appartement! C'est cruel, j'voudrais tellement acheter les originaux, mais j'ai pas quatre cents piasses à mettre là-dessus...

Bon... j'vais retourner à mes livres à colorier...

jeudi 31 juillet 2008

Après l'entracte vient le vestiaire.

Il est passé minuit, je reviens des funérailles de ma grand-mère, et pour une raison que j'ignore, me voici donc, après quelques semaines d'inactivité. J'ai eu un mois de juillet assez particulier. Mon chum s'est poussé au Maroc pour trois semaines (d'ailleurs, je vais le chercher à l'aéroport demain... ou ce soir, plutôt), j'ai travaillé comme une maudite folle, ma grand-mère est décédée... bref, j'suis assez occupée. J'ai hâte que l'école recommence, ça va me changer les idées et me forcer à redevenir productive.

Côté animation, ça baigne pas mal. J'ai su la semaine dernière que j'étais finaliste au concours TÉLÉTOON et que mon dernier film allait être présenté au Festival des Films du Monde, alors j'suis bien contente de pouvoir assister à au moins un festival. Vous pouvez venir en grand nombre, aussi, hein?

Sur ce, pour faire suite à mon précédent post (c'est quoi, un "post" en français?!), voici donc mon deuxième court-métrage, réalisé comme film de première année à l'école de cinéma Mel Hoppenheim de l'université Concordia (fiou!), en 2007, s'intitulant Lucien, Superstar.



(Malheureusement, le son est pourri sur YouTube, et j'aimerais bien savoir pourquoi...)

C'est assez minimaliste, non? On avait vraiment des contraintes bâtardes, en première année. Premièrement, ils nous forçaient à tout faire sur pellicule et non numériquement. Faque ce que vous voyez, là, ça a tout été dessiné à la main, sur papier, au crayon de bois. J'ai dessiné le crisse de p'tit stand à guitare à marde sur chaque dessin, et y en a 530, j'pense (Fou tu comptait 850 dessins, mais comme j'avais le droit d'utiliser un ordinateur, c'était un peu moins répétitif). Ensuite, on avait que trois mois pour tout faire, parce que comme on est des premières années, on est moins importants et on doit libérer l'équipement à temps pour que les plus anciens puissent s'en servir. Bref, c'est assez impossible de faire de quoi de beau sans couper quelque chose. Moi, comme vous pouvez le constater, j'ai coupé les décors et les scènes. Y a qu'une scène (Fou tu en a vingt-sept). J'vous jure que je refais pus jamais ça.

Quand même, quand je le regarde, j'suis fière du résultat. En prenant toutes les contraintes en considération, j'me suis débrouillée pas pire. Lucien s'est baladé un peu partout au Canada (surtout au Québec, soyons honnête), et il a même fait une percée aux États-Unis, chose que Fou tu n'a pas réussie. Il a remporté mon tout premier et seul prix. C'est mon p'tit bébé. C'est tough d'évaluer si, en bout de ligne, il est meilleur que mon premier film... j'pense que oui, fondamentalement, mais c'est dur à dire. Ils sont trop différents à mes yeux. Qu'en pensez-vous?

J'suis fatiguée donc je vais conclure; alors voici, pour les fans, une anecdote de SAQ bien fraîche: hier, une bonne femme m'accroche dans le rayon des vins rosés et me demande "où est le monsieur qui lui conseille tout le temps du bon vin." J'ai aucune idée de qui elle parle, alors je lui demande des précisions, parce que justement, cette journée-là, je remplaçais un temps plein. Finalement, on en conclut que c'est ce type-là, mais il est absent aujourd'hui. Donc, elle enchaîne:
- Ouin, faque normalement il me conseille toujours du bon vin, faque j'lui ai demandé de me suggérer un bon vin rosé dans le même genre que le Lagrange, là.
- Oui?
- Ben il m'a suggéré celui-là.
- Ah oui, le Col de l'Orb, il est effectivement très bon et bien fait, pour pas cher.
- Ah oui? Y est vraiment pas buvable!
- Ah? Vous l'avez pas aimé?
- Non, c'est vraiment une horreur, j'sais pas pourquoi il me l'a suggéré!
- Pourtant, madame, moi je trouve que c'est un bon produit. (Un autre de mes collègues qui passait par là vient m'appuyer en disant que lui aussi le trouvait très bon.)
- Ben y était pas buvable je vous dis.
- Il était peut-être bouchonné. Vous en avez fait quoi?
- Ben j'ai pas été ben ben fine, là... je l'ai jeté!
- Ah mais, fallait le ramener. La prochaine fois vous le saurez; si vous aimez pas un vin, ramenez-le tel quel, et on vous l'échange.
- Mais là, j'peux tu le réessayer pour y goûter pour vrai debord? Vous faites pas des promotions?
- ...Pardon?!
- Vous pouvez pas m'en donner une bouteille? Vu que je l'ai jeté...
- Euh...
- (Là elle s'énerve) Tsé, je sais que vous faites ça, vous autres, vous donnez des bouteilles tout le temps, à votre famille et vos amis... essayez pas, je l'sais!
- Voyons madame! Y a personne qui fait ça ici, j'ai jamais vu ça. On donne pas de bouteilles à personne!
- Vous pouvez pas m'en donner une? Je sais que vous le faites!
Et elle continue de même à me picosser pour que je lui donne sa bouteille gratuite, et comme je voulais pas, elle est allée têter le gérant, et un autre commis, et ensuite un autre, à répéter la même maudite histoire que les employés de la SAQ donnaient régulièrement des bouteilles gratos au monde. Est bonne celle-là, vieille folle. Elle l'a pas eue, en tout cas, sa bouteille, mais nous, on a eu une drôle d'histoire à raconter.

vendredi 4 juillet 2008

Dans le fond, c'est comme une pause publicitaire.

Il fait chaud, je travaille et je suis vraiment pas créative artistiquement ces temps-ci, alors je me permets un moment de nostalgie: voici donc mon tout premier court-métrage Fou tu, réalisé en 2005 pendant mes études en dessin animé au cégep du Vieux Montréal.



Je viens de le mettre sur YouTube, alors si vous avez un compte et vous voulez l'ajouter à vos favoris ou d'y donner une couple d'étoiles, faut surtout pas vous gêner, hein... huhuhu.

C'est drôle comme après seulement trois ans, je le trouve juvénile, ce film. Il est pas si mal, j'ai vraiment fait de mon mieux, et j'ai pas encore terriblement mal aux tripes quand je le regarde, mais je me rends bien compte que j'ai fait mon p'tit bout de chemin depuis. J'suis pas mal moins axée sur le gros punch gras à la fin et sur les gags à répétition aujourd'hui (quoique ça m'amuse toujours chez les autres). J'ai tendance à devenir plus sérieuse et à écrire une histoire plus étoffée que ça. Je suppose que j'évolue.

Malheureusement, Fou tu a eu une très courte carrière cinématographique, j'ai pas pu l'envoyer dans autant de festivals que j'aurais voulu, j'essaye bien de me rattraper avec mes films plus récents... en espérant que ça vous amuse quand même.

Ce post est bien trop sérieux. Pour y remédier, une belle histoire de SAQ digne de ce nom.

Y a une semaine ou deux, un petit couple anglophone un peu snob se pointe à ma caisse, sans bouteille. Le gars me regarde du haut de ses six pieds quelques et me dit (désolée pour l'anglais, mais c'est plus drôle de même):
- Hi, how can we get Vespa licensing?
- What?!
- We want to get our Vespas licensed.
- Um... I'm sorry, but we don't do that here...
- Of course you do. We were told we had to come here. (Rendu là, les deux me dévisagent comme si je suis la pire des épaisses qui connaît pas sa job)
- I'm telling you, you're at the wrong place. It's impossib--
- Isn't this the SAQ?!
- (Finalement je catche) ...Aaaaahhh... you're looking for the SAAQ, not the SAQ!
- ...What do the A's stand for?
- Assurance automobile. Car insurance! Here we only sell alcohol, you see?
Ensuite ils se poussent, l'air un peu moins fier, en me demandant si je sais où c'est, la SAAQ. Je l'sais tu moi! T'avais juste à pas me regarder d'un air condescendant de même!

samedi 28 juin 2008

Et après vous allez dire que je chiâle tout le temps.

J'sais pas si vous avez remarqué--alcooliques que vous êtes--mais y a un nouveau concept "écolo" à la SAQ depuis quelques semaines, et ça s'appelle la caisse verte. Une caisse environnement-friendly où le caissier ne donne plus de sacs de papier ou de plastique, du tout, niet, nada. Si vous passez à cette caisse, z'avez trois options: ou bien vous achetez un sac réutilisable, ou bien vous attendez qu'une autre caisse se libère, ou bien vous vous débrouillez avec vos affaires. C'est supposément pour aller plus vite, pour que ceux qui ont la bienfaisante idée de trimballer leur sac soient mieux servis.

J'suis pas contre, mais bordel que c'est pas pratique. J'ai une autonomie d'environ deux heures à la caisse verte, et après je craque.

La plupart du monde qui débarquent à la caisse verte et qui s'y voient refuser l'accès ont un petit sourire mal à l'aise et changent de caisse. Par contre, une fois de temps en temps, y a le maudit grincheux qui trouve le concept aberrant pis qui décide de vous le faire savoir. Je comprends que c'est un peu idiot d'interdire les sacs d'un bord du muret, pis que l'autre bord y en ait à profusion. Y a rien qui empêche personne de passer à la caisse verte, de se faire donner le gentil cinq cennes du client écolo, pis ensuite de passer dare-dare à l'autre caisse et de piquer un sac en papier (je marque dix points pour avoir glissé "dare-dare" dans une phrase). J'ai fait la gaffe de réprimander des clients après qu'ils aient fait ça, et ils ont ri de moi, et j'ai eu l'air con.

J'peux pas m'empêcher de me sentir un peu nowhere de dire "Avez-vous besoin d'un sac? Oui? Ah ben, dans ce cas, j'vous demanderais de passer aux caisses de mes collègues, parce que moi, j'en donne pus, voyez-vous, j'suis la caisse verte..."

Ce qui m'amène aux raisons épaisses que certains clients trouvent pour se justifier. Tsé, j'm'en fous, là, prenez-en vingt-huit si vous voulez, mais recyclez-les, les sacs. J'en ai rien à foutre que vous vous en serviez pour vos lunchs ou pour les cacas de vos chiens (apparemment que les sacs de plastique rouges sont l'idéal pour les crottes de chien, avis aux intéressés). C'est la même chose pour les clients qui refusent de goûter les produits en dégustation; c'est correct de refuser, mais s'il-vous-plaît, n'essayez pas de vous excuser gentiment (les classiques: je viens de me brosser les dents/manger de la gomme; il est trop tôt pour boire; non merci, je conduis?!).

Des fois, on a droit à un client qui a juste pas vraiment de bonne raison mais qui essaie pareil, du genre:

"Heille, j'peux-tu avoir un sac de plastique, parce que j'vais monter des marches."

Ayoye, t'es pas sérieux, man? J'vais te le doubler debord.

Mais tantôt, j'ai eu le plaisir d'en entendre une nouvelle du même style, mais encore mieux:

"Tu peux-tu me mettre la bouteille dans un sac de papier et un sac de plastique? Parce qu'on va aller se promener sur la rue."

Y a du monde que je comprendrai jamais.

vendredi 13 juin 2008

C'est l'histoire de Joe Lamarde qui n'aimait pas son nom.

C'est de circonstance: pas plus tard qu'hier, Cab me demandait de l'aider à trouver un prénom pour un de ses personnages. Je me suis lancée dans une grande recherche du nom le plus original et j'suis d'ailleurs tombée sur d'étranges phénomènes (notamment Argitxu, Azkanouche, Chantaloun, Marcienne, Pomme, Ver et Zvarte, pour n'en nommer que quelques-uns), et sur d'autres moins hideux mais non moins exotiques. Ça m'a fait réfléchir aux prénoms que j'oserais donner à mes flots. Si j'ai une fille, je penche pour Alice, Florence, Lorraine, Margot, Marine, Marion, et si c'est un garçon, Arnaud (c'est le seul nom sur lequel j'me suis entendue avec mon chum jusqu'à date). Bon, j'ai peut-être des tendances un peu parisiennes. Ce qui m'amène à mon anecdote du jour.

À la job, tantôt, je passe à ma caisse un jeune papa avec son bébé garçon qu'il asseoit sur mon comptoir. Le bonhomme paie avec sa carte de crédit, donc je lis son nom (il avait un nom des plus ordinaires, genre Sylvain Croteau). Le bébé essaie de ramasser une bouteille, et soudainement le père s'exclame: "Non, touche pas à ça, Clinton!"

Attendez, là. Clinton Croteau?

C't'une farce? La mère était trop pognée sur What Not To Wear ou quoi? Y a du monde qui devraient apprendre que tous les noms anglais (ou autres, dans le fond) ne sonnent pas nécessairement bien en gros français québécois, et surtout pas avec un nom de famille aussi typiquement gras. Ça serait comme s'appeler Britney Tremblay, Jake Lévesque ou Scott Turcotte. Y a ben des limites.

J'ai failli m'appeler Ninon et ma soeur, Bernadette. Mes parents sont des hippies.

J'ai un p'tit parallèle à faire avec mon dernier post, sur le marketing douteux des bars dans Hochelaga-Maisonneuve... un de mes collègues en a trouvé un bon exemple sur les bouteilles nouvellement revampées de Noilly Prat:



Sérieux. Kosséssa? Un attrape-nigauds? Comme ça, ils sont sûrs de garder leur clientèle de p'tits vieux fidèles (y a que les vieux qui boivent ça, anyway), qui voudraient pas que la recette change, mais ils essaient d'attirer des p'tits nouveaux? C'est vraiment n'importe quoi! Comment ont-ils fait pour pas se rendre compte de l'énorme contradiction sur deux lignes de texte? Être l'imprimeur, je rirais en crisse. Comme cliente, je braille un peu.

dimanche 8 juin 2008

Sur la rue Sainte-Catherine, j'ai pris un verre de gin...

Ah, l'été, ses canicules, ses orages, sa crème glacée... et, l'aspect que j'aime le plus (sic), les seins dénudés. Ça fait deux journées chaudes qu'on a, et j'ai pas compté le nombre de demi-mamelons que j'ai eu la chance (?) d'apercevoir à ma job, à peine retenus par une robe-soleil portée sans soutien-gorge, ça va de soi. C'est correct, vouloir s'aérer les clavicules, mais de là à s'exhiber le sternum jusqu'au nombril, y a bien des limites. Y en avait d'ailleurs un beau spécimen dans l'autobus, en revenant sur Sainte-Catherine, une grosse cheap d'Hochelaga-Maisonneuve avec trente-deux bourrelets, des tatouages de pattes sur les seins et un flot tout nu et collant dans son carosse. Je les ai eus dans le champ de vision tout le trajet, et j'ai pas arrêté de me demander comment on pouvait laisser enfanter une horreur de même. Y était pas laid, le bébé (du moins, pas encore). Mais avec une mère aussi articulée et bien mise, y s'en sortira pas, le pauvre.

Parlant de seins, j'attendais l'autobus après la job (j'ai dû attendre à peu près vingt-cinq autobus aujourd'hui) et j'ai vu passer tout un phénomène, dont j'ignorais même l'existence vu sa rareté: une p'tite vieille implantée mammairement. Une vraie p'tite vieille, là, d'au moins soixante-quinze ans, la peau trop bronzée et un espace de deux pouces entre les seins, bien remontés et dégagés par un décolleté plongeant. Le pire, c'est qu'elle était habillée en grand-mère pareil, j'aurais vu la mienne porter ce qu'elle avait, le décolleté en moins, c'est sûr--mais ça avait de quoi d'extrêmement dérangeant et fascinant que de voir une grand-mère avec des faux seins. Ils avaient l'air en bon état. C'est à se demander s'ils étaient frais faits, ou bien si c'est juste comme ça que ça vieillit. Peut-être que la gravité a aucune emprise sur le silicone?

Pour joindre à la thématique des chaleurs, j'ai finalement fini par finir mon dessin, et j'ai décidé que ça se passait au Mexique.



C'est loin d'être parfait... l'ombre est probablement très étrange, mais j'aime bien le look général. C'est la première fois que je bâtis un fond sans rien, comme ça, juste avec des photos et du Photoshoppage. C'est pas terrible. Le texte en arrière, c'est "souliers cheap à vendre" passé au Babelfish, ça a l'air que ça se dit "zapatos baratos para la venta" en espagnol. Aucune idée si c'est grammaticalement correct, probablement pas, même, mais ça sonne chaud, c'est l'essentiel. C'est un fond d'écran panoramique, hein; avis aux intéressés.

Ah, Hochelag. Pour conclure ce post en beauté, j'ai cru bon de vous faire part de quelques enseignes de bars suspectes que j'ai aperçues en longeant la rue Sainte-Catherine, notamment le bar Le Bureau, coin Desjardins, illustré d'une jolie chaise à roulettes, d'un tampon buvard et d'un stylo--je sais pas si tous les hommes d'affaires du coin (si affaires il y a) se ramassent là, mais ça doit être joyeux en maudit. Y a aussi le bar Chez Françoise, vers Joliette, où ils semblent bien fiers de faire la propagande de leurs trois principaux atouts: Bière en fût, Karaoké et Guichet automatique. J'sais pas vous, mais le guichet automatique est particulièrement alléchant, surtout que y a une caisse Desjardins de l'autre bord de la rue. Et, finalement, le super pub Chez Robert, où il est stipulé qu'on peut réserver la place pour toutes nos occasions spéciales, Réceptions, soupers et divorces. Sérieux. J'sais pas c'est qui le p'tit casse en charge du marketing, mais j'suis sûre qu'il se trouve ben drôle.

dimanche 1 juin 2008

L'annonceur annoncé. Ah non, je lui fais de la pub, moi là?

J'aime pas la radio. On dirait que, parce qu'il y a pas d'images à regarder, les animateurs se sentent obligés de parler comme des tarés pour être sûrs qu'ils perdent pas notre attention. Ça m'énerve royalement. Prenez CISM (89,3FM), par exemple--la radio universitaire de l'Université de Montréal. J'ai rien contre eux, j'apprécie leur désir insatiable de faire découvrir aux autres la musique underground... je vais même passer outre le fait qu'aucun des animateurs a une voix radiophonique (ils se rendent pas compte que ça prend un certain timbre pour pas faire dur, mais bon). Bref--le samedi après-midi, c'est la journée latino. Entre chaque toune, ils passent des annonces de fiestas à la sud-américaine dans les clubs de Montréal, durant lesquelles des mots espagnols succèdent aux phrases punchées en français. Eh bien, ils prennent le même gars pour toutes les annonces. Sans rire. Une espèce de surexcité qui appuie trop sur certaines syllabes sans justification, qui rajoute un "e" à toutes ses fins de phrase et qui me rend extrêmement irritable.

"Venez chez Copacabanaaaaa! La fiestaaaaa la plus chaude à Montréaleuh! Visitez le site www.fiestalatinaaaaa.comeuh!"

Une annonce, au pire, ça passe, mais qu'ils recyclent le même mongol à toutes les sauces, ça rend fou. J'imagine trop sa tronche de bronzé PG-13 avec ses dents blanches, ses muscles shinés pis ses vingt-cinq pouces de gel, se dandinant comme les journalistes de Radio-Canada trop concentrés sur leur débit de paroles.

Remarquez, les autres postes de radio sont pas mieux, en passant par CKOI (96,9FM) qui dégouline de sébum (je sais, c'est dégueulasse comme métaphore) à Rythme FM (105,7FM) qui passe que des horreurs de bonne femme. Le seul poste qui me fait pas trop chier, c'est CHOM (97,7FM), et ça c'est parce qu'ils font jouer les mêmes affaires depuis 30 ans, ils commencent à être habitués faut croire. Mais techniquement, on a pas le droit de faire jouer CHOM à ma job (parce que j'écoute seulement la radio à ma job), parce que c'est en anglais, et qu'il y a des clients qui se plaignent. Faut être légèrement crinqué pour trouver ça dérangeant, je trouve. Mis à part les commentaires, la musique, que ça soit en français, en anglais ou en tchétchène, ça reste de la musique, bâtard.

Pour continuer à parler de job (j'ai pas de vie autre que celle de la SAQ, que voulez-vous), l'autre jour, mes collègues et moi avons fait une étude importante: nous avons calculé le temps qu'une cliente régulière prenait pour acheter son vin. Je l'ai affectueusement baptisée "la vieille folle", même si elle est pas si vieille que ça (mi-cinquantaine, gros maximum), parce qu'elle se parle tuseule et qu'il faut vraiment pas que t'ailles la voir, sinon elle t'accroche et te jase pendant des heures. Voici notre compte-rendu de la situation.

8:30PM: Elle marche devant la vitrine, mais avant d'entrer, elle se met à placotter avec le quêteux. Fait important à noter: elle m'a déjà dit qu'elle haïssait donc les quêteux. Peut-être qu'elle s'engueulait avec.
8:43PM: Elle entre. Elle s'arrête immédiatement devant les vins français, où elle passera le reste du temps en succursale à regarder les trois mêmes bouteilles.
9:17PM: Elle passe à ma caisse. Je lui parle pas vraiment. Faut surtout pas s'engager dans une conversation...
9:19PM: Fin de la transaction. Elle procède alors à la reconfiguration du contenu de ses milliers de sacs, comme toujours.
9:24PM: Après avoir passé de longues minutes à lire les p'tits flyers à la sortie, elle quitte le magasin.

Attendez, là. C'est quasiment une heure tout ça! Ça doit être toute une aventure faire son épicerie. À ce rythme-là, est aussi bien de réserver sa caissière à l'avance.

mercredi 28 mai 2008

Dans la vie, y a des hauts et des bas.

Bonne fête Cab!

Comme à chaque fois que je m'intéresse à un nouveau truc, je déborde d'enthousiasme pour ce blogue. Voici donc ma niaiserie du jour.

Malgré mes cours de dessin de perspective et de décors, j'ai toujours de la misère à faire la différence entre un dessin en plongée et un en contre-plongée. C'est pas l'angle qui me donne du fil à retordre--quand même, là--c'est leur maudite appellation. Faut toujours que je réfléchisse doublement avant de me rendre compte s'il s'agit d'un angle haut ou bas. En fait, j'ai une chance sur deux de l'avoir, mais je rate jamais l'occasion de me tromper. Ça donne l'air bête rare. On aurait cru qu'après toutes ces années de formation en illustration, animation et autres, j'aurais compris...

J'en suis venue à la conclusion géniale que le terme contre-plongée devrait être substitué pour quelque chose de plus significatif. C'est que, voyez-vous, le cerveau a doublement plus de travail à faire pour décortiquer contre-plongée: il doit d'abord savoir qu'une plongée, c'est vers le bas, et ensuite il doit comprendre que c'est le contraire d'une plongée, donc c'est vers le haut. C'est bien trop compliqué, alors je propose ceci: si, logiquement, une plongée illustre une vue d'en haut vers le bas (comme si on plongeait, pardi), alors, par association, une vue d'en bas vers le haut devrait être appelée ascension, puisque c'est invariablement montant. Plus besoin de passer par quatre chemins!

(Dit de même, c'est drôle, mais j'me marre bien plus en relisant la conversation que j'ai eue avec Cab ce matin, ça vaut son pesant d'or...)



Bon, quelles sont les coordonnées du Larousse? Que je leur fasse parvenir mes corrections...

Bref.

Il fait un beau gros soleil et j'ai été forcée d'attendre mon propriétaire et son jobeux toute la journée pour qu'ils viennent évaluer la situation de ma toilette. Quand je me suis levée ce matin, le plafond était tout moisi et il coulait, tandis que la toilette est la seule pièce qu'on avait fini de rénover, câlisse. Fallait bien que ça arrive. Ça dégouline direct sur la bolle (à ce sujet, mon ami Francis s'est renseigné si le parapluie devenait un outil nécessaire pour aller chier, mais non, ça tombe juste un peu trop en arrière. Désolée, Francis). En plus, j'ai attendu tellement longtemps qu'on dirait que ça s'est réglé tout seul, parce que ça coule plus. J'aimerais que la moisissure disparaisse toute seule aussi. Mais bon, on peut pas tout avoir.

Entretemps, j'ai pu avancer mon dessin, il va bon train. Je viens de terminer le personnage. Me reste le grand fond dénudé, c'est toujours dur à faire des fonds dénudés qui ont de l'allure, mais j'suis motivée. Disons que la technique empruntée à Sarah Stone fonctionne, en bout de ligne. Fallait juste s'y habituer.



C'est pas final, mais j'suis assez fière du résultat. Ça me ressemble vraiment pas, mais j'aime quand mes dessins ont l'air d'avoir été faits par quelqu'un d'autre, c'est rafraîchissant. Les jeans et le tatouage me plaisent bien. Les p'tites pastilles de couleur, ça fait mignon, je devrais les laisser là.

Ben non.

mardi 27 mai 2008

T'a veux où, ta claque?

Tant qu'à faire écho à mes réflexions d'hier sur les effets néfastes du travail sur le cerveau... j'aimerais savoir pourquoi les gens sont si offusqués quand je leur demande une pièce d'identité quand leur carte de crédit est pas signée. Pourquoi en faire un plat? J'te carte pas parce que t'as l'air d'un flot, j'te carte parce que si c'était pas toi qui payais avec ta carte, tu serais bien heureux que je le fasse. Me faire faire la gueule de même à chaque fois, ça me donne le coût de leur estamper leur carte dans le front, ça ferait un joli bas-relief, tiens. Pis anyway, si jamais ils la perdent, leur carte pas signée... c'est encore plus facile d'inventer une signature, non? "J'veux pas qu'ils imitent ma signature, donc je la signe pas, j'aime mieux pas prendre le risque." Mais si y en a pas, justement? Ils ont rien à imiter. Un p'tit barbeau maison et hop, on y voit que du feu. Me semble que ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre qu'à défaut de signer sa carte de crédit, vaut mieux écrire "voir pièce d'identité"...

J'ai dit.

Ça, pis les crinqués qui me tendent (ou me pitchent, c'est selon) leurs billets de vingt pliés en soixante-douze. C'est quoi? De l'origami? C'est trop demander que de déplier l'argent avant de le donner? Ça doit être une déformation professionnelle, mais je tends toujours mes billets bien raides, avec la monnaie à part, et dans les mains du caissier, aussi. Je garroche pas ça sur le comptoir.

/frustration

Cela dit, y a pas que des aspects négatifs à travailler à la SAQ. Tantôt, je passe à ma caisse deux jeunes femmes anglophones, avec un accent gros comme le bras, qui, une fois la transaction terminée, me demandent:
- Est-ce que tu as des... des... des pops?
- Pardon?
- Des, euh... des... pertes?
- ...des quoi? (Rendue là, je me retenais pour pas rire)
Les deux, un peu confuses, font semblant de boire. Elles voulaient des verres en plastique. Allez savoir où elles sont allées chercher leurs pops et pertes... remarquez, si elles tiennent absolument à savoir si j'ai des pertes, ça doit être dans leur culture...

lundi 26 mai 2008

Ça sent trop le plastique neuf, ici.

Un bon jour, va bien falloir que je me lance dans une grande étude scientifique sur les effets du travail à temps plein sur la productivité artistique. C'est sérieux. Pourquoi faut-il qu'à chaque fois que je me ramasse derrière une caisse, à sentir l'haleine des saoûlons et à m'improviser conseillère de vins que j'ai pas goûtés, j'aie une terrible envie de dessiner toute la journée, alors qu'une fois en congé, j'ai plus aucune motivation? Chez nous, y a pas trente-deux mille choses à faire quand le ménage est fait: ou bien je suis productive, ou bien je le suis pas. Y a l'ordinateur d'un bord, avec mes milliards de trucs à arranger, mon site à refaire, mon dernier film à promouvoir, des dessins à colorier... mais de l'autre, y a mon Nintendo DS qui me fait de l'oeil. Y a pas à dire, c'est bien fait, cette petite machine-là. Ça te cruise peu importe l'heure et l'endroit où tu te trouves. Dans le fond, c'est l'essence du mal. C'est ça.

Bref, dès que j'suis pas à l'école en train de perdre mon temps entre deux cours (où, d'ailleurs, la connexion internet de marde me force à me servir des tables à dessin, en supposant que j'ai pas mon DS avec moi pour m'en empêcher), je dessine pas. Ou alors ça me prend une sacrée dose de motivation, et si je trouve de quoi d'autre de moins exigeant à faire (du genre reloader Facebook jusqu'à temps qu'il se passe de quoi), je dessine pas. C'est vicieux. Ça te tenaille les tripes, ça, en plus. Ça te fait sentir coupable. J'ai l'impression que je rouille.

Avant que la session finisse, j'ai dessiné un peu, une pitoune contre un mur, comme je fais si bien quand je dessine sans réfléchir. J'suis partie sur une nouvelle affaire, les filles super longues et sans épaules, je sais pas trop où j'suis allée chercher ça mais ça me plaît bien. En plus, j'pense que j'suis un peu trop influencée par ce que mon amie Paule fait (c'est-à-dire des filles très fashion avec des tatouages cool et colorés)... c'est pas une mauvaise chose.


Pour la colo, je savais que je voulais faire de quoi d'un peu plus peinture qu'à mon habitude. Récemment, je m'étais lancée dans une illustration avec Painter X, mais je me suis plantée royalement et j'ai dû la finir dans Photoshop parce que je savais plus trop où je m'en allais. J'ai donc décidé d'opter pour Photoshop encore, c'est plus safe. Mais essayez-donc de faire de quoi de beau et d'allure traditionnelle avec Photoshop, vous. C'est pas facile.

J'suis donc allée me balader sur la galerie de Sarah Stone pour m'inspirer, puisque je sais qu'elle se sert de Photoshop tout le temps, et j'suis tombée sur un petit tutoriel qu'elle a fait pour montrer comment elle travaille. Ça a l'air tellement facile!



Mais pourtant ce l'est pas... j'ai essayé... uuuuurgh. J'suis toujours pas décidée si c'est correct ce que j'ai fait à date ou bien si je devrais abandonner. Des fois, c'est dur à dire si ça en vaut la peine quand le dessin est pas terminé; en général, y a 50% des chances que ça soit beau, et d'habitude je m'y lance pareil. C'est sans doute ce que je vais faire. Voici où j'en suis...



Ça manque de contraste, mais je suppose que pour une première tentative, c'est passable. De toutes façons, le contraste, ça se triche... c'est pour ça que je suis pas peintre. Photoshop est mon meilleur ami. Color Balance FTW! Allez, assez jasé, je devrais m'y remettre, tiens.

Fait divers: vers six heures ce matin, j'ai entendu mon chat faire des bruits gutturaux suspects qui insinuaient qu'il a sûrement dégueulé quelque part. Je me suis levée et, un peu groggy, j'ai arpenté l'appartement avec des essuie-tout et du Hertel à la recherche d'une éventuelle flaque de vomi (parce qu'une fois séché, c'est dur à faire partir), mais j'ai étrangement rien trouvé. C'est que, voyez-vous, le vomi de mon chat a la fâcheuse caractéristique d'être exactement le même coloris que mon plancher. Plus souvent qu'autrement, je finis par marcher dedans. Inutile de dire que j'ai connu des sensations plus agréables.