samedi 19 septembre 2009

Je vais spammer votre boîte aux lettres!

Je suis dans un rush de mise en page, alors voilà un morceau de plus.



C'est drôle, parce que de même, elle a l'air tout stiff, je suis pas encore habituée à la dessiner, mais au moment où je vous parle, j'ai déjà terminé les poses d'attitude et tout, et elle est beaucoup plus l'fun à regarder... ça me prend toujours une certaine adaptation avant de comprendre comment mon personnage bouge. Le meilleur exemple de ça, c'était Lucien; si vous regardez sa rotation, sa tête est immense, et une fois aux poses d'attitude, elle a considérablement désenflé. C'est comme si j'avais compris que pour être mobile, il fallait absolument qu'il ait une plus petite tête... anyway.

Oh, et j'avais oublié d'en parler ici, mais la très charmante Louise Bagnall, animatrice de formation irlandaise qui fait des toutous dans ses temps libres, m'a envoyé un toutou de Marion absolument merveilleux.



Je savais pas trop quoi répondre quand elle m'a dit, juste comme ça, qu'elle aimait beaucoup mon personnage et qu'elle allait en faire une poupée... J'en suis extrêmement honorée et gênée même, parce que j'ai rien à lui offrir en échange.

Vous pouvez (vous devriez, plutôt) aller jeter un coup d'oeil à son blogue d'illustration, mais oubliez pas de passer aussi par son blogue d'artisanat, elle est vraiment bourrée de talent et je me fatigue jamais de fouiner dans ses trucs.

vendredi 18 septembre 2009

Je fais seulement ça pour mes fans, je vous jure.

Deux posts dans une même journée? Mais si.



Alors voilà, c'est Marion, le personnage principal de mon film. J'ai jamais été bonne pour faire les constructions des personnages, c'est d'une minutie absolument maniaque (et encore, je fais pus jamais la vue du dessus, ceux qui ont fait le DEC en dessin animé du cégep du Vieux-Montréal comprendront de quoi je parle), et comme je suis pas évaluée aussi sévèrement qu'au cégep, je me force pas mal moins. Je fais surtout mon model pack pour moi, en fait. Ça me permet de me familiariser avec mon personnage, d'apprendre (ou de désapprendre, vous allez voir qu'elle change une fois aux poses d'attitude) comment le dessiner et tout. Je les mets juste au propre par souci professionnel... et parce que j'suis un peu cinglée, aussi.

J'ai mis les originaux de ces dessins-là sur le babillard à ma place, au studio, et je me suis fait demander par au moins trois personnes différentes quel logiciel j'avais utilisé pour les faire. Ça s'appelle un crayon à mine?

Aujourd'hui, à la job (eh oui, deux histoires toutes fraîches pour vous), j'étais assise à l'entrée à la dégustation quand je vois entrer un très jeune couple qui se dirige immédiatement vers les spiritueux. Je vois clairement la fille sortir de l'argent de sa poche pour le refiler au gars. Quelques minutes passent, puis je vois que la fille est sortie et attend dehors pendant que le gars passe à la caisse de ma collègue. J'avertis alors la caissière (sans bouger de ma place, donc j'ai dû parler un peu fort, woups) que la fille qui est sortie a cotisé, donc qu'elle doit montrer ses cartes aussi. Évidemment qu'elle avait pas l'âge, donc le gars a dû sortir bredouille, en me regardant avec des gros yeux et en disant un merveilleux "M'as me souvenir de toé." Wow, des menaces astheure.

Plus tard, j'ai carté deux gars, et il m'est arrivé quelque chose de nouveau: un des deux gars m'a montré sa carte alors qu'il était encore mineur, quoique sa fête de dix-huit ans était dans six jours. Ça m'était jamais arrivé avant qu'un mineur me sorte sa carte, d'habitude ça vaut pas la peine, à quoi bon prouver que tu t'es essayé... Je suppose que j'aurais pu regarder vite, ou même lui laisser l'alcool puisqu'il avait dix-huit ans dans moins d'une semaine, mais bon, pas d'exceptions, hein. J'ai vraiment été prise au dépourvu quand j'ai vu sa date de naissance, j'ai dû faire une drôle de face d'incompréhension. "...Hein? Mais euh... t'as dix-sept ans...?" Ils étaient tellement gentils les deux en plus, ils ont proposé d'aller replacer l'alcool sur les tablettes et tout. C'est rare.

Ça donne envie d'être déjà l'hiver.

Je prends une petite pause de devoirs pour vous montrer où j'en suis... je suis présentement dans la mise en page de mon model pack, c'est-à-dire le recueil de modèles de mon prochain (et dernier) film étudiant qui a l'air de vouloir s'intituler Flocons et carottes pour le moment. J'ai bossé comme une folle sur le graphisme et ça paraît même pas que j'ai fucking tout retracé les lettres pour qu'elles paraissent écrites à la main... beuh...

Voici donc la couverture dudit model pack.



Qu'est-ce que vous en dites? J'aime vraiment beaucoup travailler sur le packaging d'un film, c'est un truc super important que bien des gens autour de moi négligent, et ça me dépasse complètement parce que de un, c'est l'fun, et de deux, c'est ce qui vend ton film aux spectateurs qui l'ont pas vu encore, tsé.

J'avais oublié de raconter une (magnifique) anecdote de SAQ à mon dernier post... Ces derniers temps, ils ont décidé de faire toute une campagne de publicité en utilisant les damnées pastilles de goût. Vous savez, là: des ronds de couleurs qui démontrent si le vin est corsé ou léger ou sucré ou whatever... Je dois admettre qu'au début je trouvais ça cave, mais maintenant c'est plutôt pratique; si quelqu'un m'apostrophe pour me demander si tel ou tel vin que j'ai jamais vu de ma vie serait bon avec du poulet, j'ai juste à spotter sa pastille et je saurai au moins quoi répondre rapidement. Mais non, c'est pas de la triche!

Mais, voyez-vous, la campagne de publicité en question consiste à décorer le magasin aux couleurs des pastilles et à munir les employés de merveilleux T-shirts gris foncé décorés d'une pastille grosse comme ma face au centre. Je suis rentrée travailler vendredi passé, et mon patron m'a tendu un chandail sans que j'aie pu choisir moi-même, et j'ai porté toute la journée un chandail qui disait gentiment: "Je suis fruité et généreux."

J'ai pas réalisé tout de suite à quel point j'étais ridicule, probablement parce que je trouvais ça drôle que mon collègue très grand et bâti porte "Je suis délicat et léger". Une cliente m'a dit un moment donné: "...T'es pas gênée de porter ça, mon dieu?" Et c'est comme si elle avait déclenché de quoi, parce qu'un paquet de vieux cochons m'ont parlé de ma poitrine généreuse ensuite.

Une fois arrivée chez nous, j'ai vu sur Facebook que plein de mes collègues des autres succursales avaient des histoires croquantes à raconter. Une de mes amies s'est fait dire "Liche-moi la pastille." Charmant!

J'ai pus jamais remis le T-shirt.

vendredi 11 septembre 2009

Sont pas ben bonnes, finalement.

Je suis allée chez Cab hier pour finir un contrat d'illustration, mais j'ai fini plus tôt que prévu, donc j'ai gardé Photoshop ouvert et j'ai gribouillé une face. On était dans un gros trip nostalgique des années 1990, donc ma face est devenue une face de gars un peu grunge, pour finir en fanart officiel d'un des personnages de Cab, maintenant prénommé Samuel mais qui répondait au nom de Slush dans le temps.



C'est rien de spécial, mais j'me suis bien amusée. C'est maintenant que je me rends compte que mon ordi est mourant, parce que sa tablette graphique (qui est en fait mon ancienne Wacom qui doit avoir six ans, ma foi) allait douze fois mieux que la mienne, qui est fancy et toute neuve. Je veux un laptop...

Bon, alors, comme promis hier, voici un ramassis de quelques histoires de SAQ récentes, pour mes fans invétérés... en commençant par une petite bénigne.

Un jeune passe à ma caisse avec un mickey de Smirnoff à 11,95$. Il a ses cartes, il paye, merci, bonne journée, je le vois partir en vélo. Il revient environ une heure plus tard avec sa bouteille toujours pas ouverte, il veut l'échanger contre un vingt-six onces de Absolut à 22,95$.

(Rendu là, c'est clair qu'il achète pour quelqu'un de mineur qui sait ce qu'il veut, ça prend pas la tête à Papineau pour le deviner, mais je peux rien y faire.)

Mais, oh malheur! Même en échangeant la petite bouteille, il lui manque un gros 3$. Il me dompe tout son argent comptant et me dit d'attendre, je le vois renfourcher son vélo et partir en vitesse.

Il revient quasiment une heure plus tard, et reprend finalement la petite bouteille de Smirnoff à 11,95$. J'étais morte de rire.

La semaine dernière, un vieux bonhomme particulièrement odorant se baladait dans le magasin en se parlant tout seul. Il était d'un charme fou, surtout avec la morve en croûte qui ornait le devant de son polo indigo, très chic, merci à ma collègue de me l'avoir signalée, berk. Ce qu'il disait, par contre, c'était mourant, j'aurais voulu le suivre partout dans le magasin pour prendre en note chaque phrase, mais vous allez devoir vous contenter de ce qu'il a dit quand il était devant la section des petits formats.

Il regarde les bouteilles de Sambucca. "Oooh, quessé? Sambocca? Samboooocca? Quessé ça? Non, c'pas ça que j'prends moé." Il baisse la tête et tombe sur les petits Baileys. "Baaaaahley. BAAAAAAHLEY! Ouf, y a pas grand-chose là-dedans, non monsieur!" Il migre vers les demi-bouteilles de vin. "Oh, c'est un p'tit rouge ça? C'est bon pour mononcle. Nanananana."

Tout ça pour dire, il a pas arrêté de marmonner des niaiseries et de répandre son odeur corporelle partout dans le magasin, y a fallu que je me promène avec le p'tit Airwick après pour atténuer le mal de coeur. Il a rien acheté.

Un couple de jeunes se présente à ma caisse, le gars a une magnifique (sic) chemise bleu royal avec un motif des Expos dessus, la grande classe, quoi. Je les carte, la fille a pas ses cartes, ils s'obstinent ("Ben là, c'est pour lui, pas pour moé!" tandis que c'est un soixante onces), ils s'en vont. Plusieurs heures plus tard, alors que je suis en pause (je peux pas croire que j'ai raté ça), le même gars est revenu (avec sa chemise des Expos facile à spotter) avec sa mère. Oui oui, vous avez bien compris. Le gars a ramené sa mère pour qu'elle vienne s'engueuler avec moi, mais finalement elle est tombée sur un autre commis, pis mon collègue d'une rigueur exemplaire n'a pas conclu la vente.

La morale: si l'épaisse était venue sans son fils, elle aurait pu acheter la même bouteille et on y aurait vu que du feu. Ou, tiens, si l'autre était revenu sans son affreuse chemise des Expos, je l'aurais peut-être même pas reconnu, qui sait.

Aujourd'hui, une jeune avec un sac de Hello Kitty se pointe à ma caisse avec deux bouteilles de spiritueux. Je lui demande ses cartes, elle me regarde avec un air exaspéré et me dit: "Oh, s'il-vous-plaît, là." Je réponds, "Pardon?" et elle renchérit super bête: "S'il-vous-plaît, c'est pour mon père."

Hein? Mais où il est ton père alors? Attends là, d'habitude c'est les parents qui viennent acheter de l'alcool pour leurs flots, pas l'inverse. Qu'est-ce qui va justifier ton achat? Ah man, 'scuse, si c'est pour ton père alors, vraiment désolée, tiens, ton alcool.

On me l'avait jamais faite celle-là.

jeudi 10 septembre 2009

Ça y est, c'est le début de la fin.

L'école est commencée! Je sens déjà que je vais bûcher comme une folle, mais comme ils disent, faut ce qu'il faut, hein. Nan, sérieusement, je suis tellement emballée de me replonger dans l'animation que j'étais la première arrivée au studio, mardi, et j'y suis restée toute la journée pour travailler.

En soirée, je suis allée au Drink & Draw (et j'y ai traîné une grosse gang d'animateurs fêlés), et le sujet de la soirée était "le roi des hipsters", donc j'ai pondu ceci.



Il aurait probablement plus l'air hipster s'il avait des jambes, mais en général j'suis assez contente du résultat. Il fitte pas mal avec les filles que j'ai dessinées dernièrement. Je progresse...

J'ai de très belles anecdotes SAQ à partager avec vous, mais là j'ai cours, je vais peut-être vous gâter ce soir, qui sait?

jeudi 3 septembre 2009

J'aimais mieux le temps frais, pas vous?

Je suis allée au Drink & Draw cette semaine, chose que je n'avais pas faite depuis le mois de mai je crois, et j'ai gribouillé ceci:



Absolument rien de spécial. J'me suis fait la remarque récemment que je dessinais pus jamais de gars (ça en devient problématique...), donc j'me suis forcée à en dessiner un sans avoir vraiment d'inspiration, et ça a donné ça. Mes expérimentations faciales marchent sur des personnages féminins, mais faut que je travaille pour masculiniser ça... maudit...

À part ça sinon, je travaille mon dernier jeudi à la SAQ à soir! Après, je retombe temps partiel pour l'école, et peut-être même pour la vie, qui sait! Parce que si tout va bien, quand je finis l'école, je me place les pieds en animation et je délaisse tranquillement ma jobine d'étudiante. Wouah, ça serait tellement génial.

lundi 31 août 2009

Ma productivité m'étonne moi-même des fois.

Je suis un peu lendemain de veille et j'avais juste envie de m'écraser quelque part, donc je me suis écrasée devant mon ordi et j'ai colorié ça.



J'suis assez contente du résultat, compte tenu que j'ai fait ça en moins de deux heures, côté rapidité en général j'suis rarement aussi efficace. J'suis contente d'avoir gardé ça simple, au début je m'en allais tout détailler les affiches en arrière... mais non, finalement je pense que c'est mieux comme ça.

J'espère au moins que l'éclairage est crédible!

vendredi 28 août 2009

Yé, l'été est fini, il fait frette!

Ça m'arrive des fois de spotter des clients au style vestimentaire tellement hot que j'ai tout de suite envie de les dessiner. Ça m'était arrivé ici, et là ça vient de me reprendre cette semaine. Ça va pas paraître politically correct dit de même, mais j'ai vu un couple de lesbiennes absolument fabuleuses, habillées à la garçonne avec des suits de militaires du genre guerre de sécession. L'une d'elles portait des shorts très courts et des Chuck Taylors, ce qui donnait l'impression qu'elle avait des jambes infinies et surtout infiniment minces. Je trouvais ça trop l'fun à regarder, j'ai pas pu m'empêcher d'attraper un bout de papier thermique et de la dessiner en quatrième vitesse. Une fois chez nous, j'ai dessiné de quoi de tout-à-fait aléatoire.



J'aime bien ce que ça a donné, y a quelques erreurs probablement évidentes (notamment les pieds du pigeon, c'est maintenant que je vois qu'ils auraient dû être plus espacés... merde), mais en gros j'suis satisfaite. Je trouve ses souliers très réussis, c'est ma partie préférée. Ce qui est dommage, c'est que son corps était très crédible avant que je lui mette son énorme manteau de guerre, je vous jure; mais maintenant elle a l'air de flotter dedans et on dirait que j'ai chié l'anatomie. Bon, euh, je me reprendrai.

Les jambes dépliées, elle doit bien mesurer trois mètres...

Cette semaine, c'était vraiment la semaine internationale des gens bizarres à la SAQ. On a passé tellement de phénomènes---un gars qu'on a pogné en train d'essayer de voler du Jack Daniel's, un autre qui a essayé de se pousser avec du champagne, un bonhomme qui vient se plaindre que le quêteux devant notre porte était toujours là et qu'il laissait pas quêter les autres... mais surtout, deux cas très spéciaux qui valent la peine d'être racontés en détails.

Un bonhomme me fait signe qu'il a besoin d'aide, je m'approche. Il me pose la meilleure question du monde.

- Oui, est-ce que vous avez la bouteille d'Argentine?
- ...Pardon?
- Tsé, la bouteille d'Argentine, là.
- ...Laquelle?
- Ben tsé, là...

Et là il se met à fucking mimer la bouteille. C'est dur à expliquer par écrit, mais en fait il était en train d'essayer de m'expliquer que le goulot de la bouteille était croche, comme le J.P. Chenet, ou la Fiole du Pape, quoi. Un goulot croche, quoi. Une bouteille qui a l'air d'une vieille bouteille, quoi.

- Je suis désolée, monsieur, mais je sais pas de quelle bouteille vous parlez.
- Ben oui, la bouteille, là! Vous avez des produits de l'Argentine ici?
- Bien sûr, monsieur, les voici. Mais je suis certaine que j'ai pas celle que vous cherchez.
- Vous pouvez faire une recherche dans l'ordinateur?
- Euh... ça va être difficile de faire une recherche sans savoir le nom du vin... vous savez combien vous l'aviez payée, à peu près?
- Bof... douze... quatorze...

Donc le p'tit monsieur veut que je fasse une recherche dans l'ordi sans savoir le nom du vin en question ni son prix? Ça donnera pas grand-chose. Une fois qu'il a vu que ça donnait rien et après que je me sois excusée de ne pas avoir pu l'aider, il dit:

- Bah, c'est pas grave... De toute façon, je me promenais... je cherchais ma fille...
- ...
- J'l'ai pas trouvée encore, ma fille... m'as attendre un peu avant d'appeler la police...
- ...
- Tsé, elle a dix-sept ans... en tout cas, merci!

Pis il s'en va. Euh, pardon? Il avait tellement pas l'air dramatique, on aurait dit qu'il me racontait ça juste pour le trip d'avoir l'air intéressant. C'est quoi le but, de passer pour un martyr? Une heure plus tard, je l'ai vu passer sur le trottoir en mangeant un cornet de crème glacée. Ouin, les recherches sont fructueuses!

Une autre journée, alors qu'il y a presque personne dans le magasin parce que c'est le début de l'après-midi, une bonne femme à l'allure louche s'approche de moi à la caisse. Elle faisait vraiment dur: elle portait une mini-jupe en jeans, une affreuse camisole et son maquillage avait l'air d'être à l'envers---elle s'était mis du eyeliner sur la paupière d'en bas, mais il y avait tellement d'espace entre son oeil et sa ligne de maquillage qu'elle avait des airs de joueur de football.

Bref. En tout cas, la bonne femme, elle était vraiment paquetée et se tenait à peine debout, et tout de suite j'ai su qu'il fallait vraiment pas que je lui vende quoi que ce soit. Elle dit, sa face à environ trois pouces de la mienne, me soufflant son haleine de tonne:

- T'as tu ça icitte, là... du Tia Maria avec des vers de terre dedans?
- ...Si j'ai quoi? Du Tia Maria avec des vers de terre?!
- ...Ouin?
- Euh... non, j'ai pas ça ici.
- T'as jamais entendu parler de ça?
- Non, madame, jamais, désolée, j'ai pas ça ici. (Autrement dit, câlisse donc ton camp, tu m'écoeures!)
- Ah ouin... dis-moé pas qu'y va falloir que j'aille jusqu'au Mexique pour en trouver... ben merci...

J'ai comme pas osé lui dire que c'était normalement de la téquila et des chenilles, ça me tentait pas de m'obstiner avec elle, donc elle s'en va. Un autre client arrive et me dit qu'elle avait mis une bouteille dans sa sacoche. Mais of course! Ça te tentait pas de me le dire avant qu'elle soit partie, mon homme? C'est typique des voleurs, ça; te poser une question vraiment absurde pour être sûrs que tu vas répondre non, pis se pousser avec une bouteille.

Bon, sur ce, je dois aller travailler, justement.

mardi 25 août 2009

J'ai le don de me coucher tard pour rien, moi.

La date de tombée de MERURE2 est passée, tout le monde a fini et le résultat est absolument génial, encore meilleur que le premier tome, je pensais pas que c'était possible mais ça l'est... et ce, même si on a perdu quelques joueurs de haut niveau en chemin. On a voté pour la couverture, et j'ai encore perdu, mais je lève mon chapeau à l'artiste choisi, sa couverture est vraiment superbe, je m'incline sans rancune! <3

Donc, puisque j'ai perdu... voici la mienne!



Je visais un peu un look de propagande russe (faut croire que mon cours d'histoire de l'URSS m'est monté à la tête), mixé à du grunge et des points de trame... ça a donné ça. J'en suis pas peu fière; récemment, j'ai expérimenté avec l'anatomie, mais rarement avec les visages, et là je sens que je me dirige vers de quoi de bon pour vrai, moins réaliste et plus exagéré, quoi. J'vais continuer dans ce sens-là...

J'ai tout fait les ombrages à la mine, chose que j'avais pas faite depuis à peu près cent ans, au moins. J'avais scanné une version sans ombrages au cas où je me planterais, haha... la voici, avec la version sans couleur, juste pour le fun.



Un gros merci à Paule pour son soutien continuel et ses bonnes idées!

lundi 17 août 2009

Ça doit être la chaleur.

Victoire: je viens tout juste de terminer ma bédé pour MERURE! Après cinq ou six jours passés devant Photoshop à me coucher beaucoup trop tard et à me lever beaucoup trop tôt (healthy lifestyle oblige), je peux enfin passer à autre chose... du genre finir ma soumission de couverture pour le même projet. Ah, on s'en sort pas...

Hier, j'ai eu droit à la journée internationale du client méchant. Y en a pas beaucoup de ce type-là (dieu merci), mais quand y en a, ça te bousille ta journée, et j'ai eu le privilège de m'en taper deux en deux heures, histoire de vraiment me rendre de mauvaise humeur.

La première arrive à ma caisse avec une seule bouteille de vermouth. La transaction se déroule normalement, elle paie comptant, merci, bonne journée. Je m'en vais de ma caisse, elle m'interpelle en criant presque:
- J'ai pas de sac?!
- Ah, vous en vouliez un? Vous pouvez en achet---
- Tu m'as pas proposé de sac! IL FALLAIT QUE TU ME LE PROPOSES!
- Mais je présumais que vous en aviez pas beso---
- Ben là, J'AI MÊME PAS DE SAC POUR ME RENDRE À L'AUTO!
- C'est que vous êtes pas obligée de sortir avec un sac, madame, vous savez---
- C'EST COMBIEN?!
- ... Le moins cher est soixante-quinze sous.
Si elle avait payé sa bouteille par carte de crédit, disons, j'aurais compris qu'elle se fâche pour refaire une transaction pour un sac, mais elle avait aucune raison d'être bête. Elle aurait pu me donner sa piastre, prendre le sac, dire merci, mais non. J'ai sèchement mis sa bouteille dans son esti de sac en me retenant pour pas lui rétorquer: "Voilà, puisque c'est si gentiment demandé." Grosse vache. J'ai ensuite appris qu'elle avait également fait chier le commis qui lui avait montré où se trouvait le vermouth... allez savoir.

Le deuxième, c'était un homme d'un certain âge couvert d'affreux tatouages exhibant fièrement son torse nu dans le magasin. Ça date pas d'hier: y a toujours un p'tit sticker d'un t-shirt dans la porte d'entrée, tout le monde le sait, ça, non? Il arrive à ma caisse, je dis immédiatement:
- La prochaine fois, monsieur, faudra mettre un chandail, s'il-vous-plaît.
- Ben tu sais quoi? J'habite à Saint-Michel, y en aura pas de prochaine fois!
- ...
- Pis donne-moé donc ton chandail, tiens? Enlève-le donc, ton chandail! Moé, j'vais faire exprès de l'enlever la prochaine fois que j'viens!

Non mais va donc chier? C'est quoi le rapport? J'étais trop surprise par la gratuité de ses paroles pour trouver quoi que ce soit à répondre, et il est parti. Le client d'après avait l'air bien exaspéré.