vendredi 23 octobre 2009

Mon royaume pour une grasse matinée, mais je rêve en couleurs.

J'ai un peu de temps à perdre, alors vous aurez droit à un pot-pourri ce soir, je crois bien.

Premièrement, un de mes chouettes collègues de travail m'avait fait une petite commande pour une future exposition (il est photographe---voici son Flickr), il voulait que je lui fasse un flyer. Bien que je comprenne pas trop en quoi un de mes dessins allait justement représenter une exposition de photos et de bijoux, je m'y suis quand même exécutée et j'ai fait ceci.



J'avais prévu lui mettre plein de bagues (d'où le lien avec l'exposition), mais j'avais pas de références sur moi, alors j'ai juste bâti ses mains comme ça en attendant. Celle de droite est probablement la plus belle main que j'ai jamais dessinée de ma vie, je vous jure. Mais, comme d'habitude, y a une loi qui dicte que si on arrive à dessiner une main comme du monde, l'autre doit invariablement chier. On peut pas tout avoir...

Évidemment, c'est une fois toute finie et scannée et tout que je me rends compte que son crâne est bien trop petit. De toute façon, le flyer en question ne verra pas le jour puisque mon ami et moi avons décidé que décidément, un dessin, ça avait pas rapport avec le contenu de l'exposition. Mais j'aime trop sa main pour la laisser de même, donc je vais sûrement trouver un moyen de masquer mes erreurs et de la mettre en couleurs. Quand, on verra...

Saviez-vous que Jack Layton est à Montréal ces jours-ci? Il y a deux semaines, un client passe à ma caisse et me dit vraiment de façon ordinaire, "Tiens, c'est Jack Layton à l'entrée du magasin." J'ai pris un peu de temps avant de réaliser de qui il parlait exactement. J'aurais entendu Louise Harel, j'aurais dit, ah ouais, bof, tsé, j'en ai vu d'autres. Mais là, le chef du NPD, dans Hochelaga-Maisonneuve? La situation était d'autant plus cocasse que c'était la fête à ma mère ce jour-là, et je lui avais offert Professor Layton and the Diabolical Box (un jeu de Nintendo DS)...

Et puis à matin, je revenais du gym quand je passe devant le local occupé par le candidat NPD dans Hochelag (dans une ancienne friperie, ce local-là sert pendant les élections depuis des années et ça switche toujours, Bloc, NPD, Parti québécois...). Il était écrit au vieux feutre orange délavé, sur une feuille de papier collée dans la vitre: "Venez déjeûner avec Jack Layton ce vendredi à 9h au restaurant Chez Jimmy." Attendez, là. Jack Layton vient exprès à Montréal pour promouvoir ses candidats et on l'emmène déjeûner chez Jimmy avec la population locale? Pour les incultes---Jimmy, c'est un affreux resto sur Hochelaga où la bouffe est grasse et les serveuses, édentées. Une belle place pour amener un politicien, quoi... Il a dû trouver ça spécial.

Et hop, quelques croustillantes histoires de SAQ en rafale, parce que vous le méritez bien.

La première est déjà un peu vieille et beaucoup de gens la connaissent maintenant, mais elle a eu une suite aujourd'hui, donc je me permets de la retranscrire ici parce que j'ai trop ri.

Une vieille bonne femme pas de dents (comme tout le monde) arrive à ma caisse avec une bouteille de brandy et paye, puis elle s'arrête sur le coin et me demande sans trop articuler (parce que sans dents):
- Vous avez de la volco?
- De la quoi?
- De la volco?
- De la vodka?
- De la volco?
- De la vodka?
- De la volco?
- De la volco?
- Ouais? Tsé, la volco, la bouésson.
- Euh... désolée, madame, j'ai pas ça, je sais même pas c'est quoi.
Et là, elle répète "elle sait pas c'est quoi!" et s'en va en riant. Je l'sais tu, moi! Ça m'arrive tellement souvent de me faire demander de la volga ou de la vodga... "Avez-vous de la vodga Shmirnoff?" Pour moi, volco, c'était juste une autre façon de se tromper...

J'suis tout de suite allée faire une recherche sur internet pour voir si par hasard ça existait. Eh bien, essayez donc de Googler "volco" et de pas tomber sur des trucs de pneus, vous. Fin de l'histoire, donc, elle voulait sûrement de la vodka.

...MAIS NON!

Aujourd'hui, une autre madame passe à la caisse de mon collègue pendant un rush, et je l'entends lui demander, très clairement: "Avez-vous de la volco?" Mon collègue hésite, je retiens ma respiration. Ça existerait donc? Apparemment que ça serait une marque de brandy (ce qui expliquerait pourquoi ma madame édentée achetait du brandy en trouvant pas l'autre marque). Mais j'ai beau chercher partout sur internet, je trouve rien, je l'épelle sans doute de la mauvaise façon. N'empêche que je l'ai trouvée bonne, mon histoire de volco.

Un bonhomme passe à ma caisse avec une bouteille de mousseux à douze piastres. "C'tu bon?" qu'il me demande, j'acquiesce, oui oui. Il renchérit.
- Ça fait tu le même effet que le champagne?
- Pardon?
- Ça a tu l'effet du champagne?
- L'effet?... Euh... ben... c'est sûr que les bulles d'un champagne sont plus fines... (Mais de quoi il parle, lui?)
- Non non, je te parle pas des bulles, je te parle de l'effet.
- ...Je comprends pas, monsieur.
- Tsé, là! Le champagne, ça saoûle! Je cherche un mousseux qui saoûle autant que le champagne!
Ben voyons! Achète-toi donc une bouteille de spiritueux, si tu veux être plastered tant que ça, mon homme? Je me rappelle même pas comment j'ai clos la conversation, j'pense que je lui ai suggéré de boire son mousseux avec une paille.

Un grand gars efféminé jasant au téléphone s'approche de moi talheure pour me demander si j'avais du Fireball (un whisky à la cannelle). Je dis:
- Iiiish, je pense pas, sérieusement... c'est difficile à trouver.
- C'est du whisky!
- Je sais, m'sieur, mais j'en ai pas.
- Ça a 40% d'alcool!
- JE SAIS C'EST QUOI, M'SIEUR. J'EN AI PAS.
Crisse.

À la caisse, moi, je dis jamais "bonjour" ou "bonsoir" parce que je finis toujours par me mélanger entre les deux et dire "bonsoir" le matin et vice-versa. Pour éviter que ça m'arrive, c'est simple, j'ai pris la bonne habitude de dire "allô"... ce qui me vaut les éternelles jokes de mononcle,

- Allô!
- Non, au vin!

ou encore, quand il pleut,

- Allô!
- C'est le cas de le dire!

Mais récemment, j'ai eu droit à une réplique tellement fantastique que je me demande si c'est pas la meilleure chose que je me suis fait dire à la SAQ, à vie. Ça allait comme suit.

- Allô!
- À l'eau, à l'eau, à l'eau tiède, au moins?
- ...Euh... si ça peut vous faire plaisir, oui, à l'eau tiède.
- Ah, t'es ben fine! Moé, j'haïs assez ça l'eau frette, ça me donne la poule de chair.

10 commentaires:

paule a dit...

man' j'ai manqué jack?? ou il est encore ici?

la seule chose qui me gosse chez ta fille c'est pas le crâne, ou les mains, c'est la ligne de cou. elle est comme trop étroite..comme si son cou est trop proche de la machoire pour connecter avec le crane derriere l'oreille, makes sens??

sinon, j'aime.

Boum a dit...

Je sais pas s'il est encore ici...

Ouais, t'as ben raison pour la ligne de cou, j'avais tellement pas remarqué. J'vais voir comment je peux arranger ça.

Martine Chapuis a dit...

hahahha!!! C'est trop drôle!

Boum a dit...

:D

C'est genre un blog, lah. a dit...

hahhahahaah mon dieux c'est fou les imbécile que tu rencontre en travaillant à une caisse hahaha!! poule de chair :D ho et c'est ta plus belle main a vie ^____^ Et je compatis pour la volca truc moi aussi j'aurais réagis de même c'est sûr.

chloé :P

rose-a-petits-pois a dit...

Elles sont trop rigolotes tes histoires de SAQ !!!
Tu devrais en faire un receuil illustre...

Cab a dit...

Je peux pas croire que t'as pas mis l'histoire avec le bum au couteau!

Boum a dit...

Merci les filles! Ouais, coudonc, mes histoires pognent donc ben...

Sarah Baril a dit...

haha! drôles d'histoires! Vive le service a la clientèle!

Boum a dit...

En effet ;)