lundi 29 décembre 2008

J'ai trop de dessins en chantier, moi.

Maudit, on est lundi, ce qui veut dire que je recommence l'école dans une semaine exactement. L'été, je chiâle sans arrêt que j'm'ennuie et que j'ai hâte que l'école recommence, mais là, j'ai pas vraiment l'impression que j'ai eu le temps de me reposer. J'ai juste assez de temps devant moi pour finir mon devoir qui est dû le 8 janvier, mais faut que je me botte le cul, que je défasse mon sapin (ce que je déteste faire, j'trouve ça triste à mort), et qu'idéalement, je finisse mon jeu de Nintendo DS que j'ai reçu à Noël, haha. Si je le finis pas, il va me tenter pendant ma session, et ça, c'est cruel.

Parlant de devoirs, voici donc ce que j'avais à faire pour mon cours de dessin.



Sexy, non? On avait pas de thème pour ce projet-là, donc j'me suis lancée dans la nudité de mon plein gré. En fait, c'est que juste avant que la session finisse, on avait une rencontre individuelle avec le professeur, pour qu'il voit où on en est rendus. Il voulait aussi voir ce qu'on dessinait en général, donc j'avais amené mon cahier à croquis, et il est tombé sur ce dessin-là. Il a dit que ça serait bien que j'explore ce genre de sujet plus "provocateur"--en gros, il veut que je dessine des pin-ups pas conventionnelles. Donc, celle-ci a des cornes... on verra bien ce qu'il en dira.

Ses bras doivent rentrer douze fois dans ses jambes, au moins, je sais. C'était semi-intentionnel. Ça faisait un plus beau dessin, mais en personne, elle serait épeurante. Bah. J'suis pas sûre de ses seins non plus; j'trouve ça difficile faire des grosses poitrines sans qu'elles aient l'air artificiel (pourtant, j'suis bien placée pour savoir de quoi ça a l'air, des seins...). Mais, bref. Je l'aime bien, mais j'pense que ça va plus valoir la peine en couleurs.

Une p'tite histoire de SAQ, parce que ça fait longtemps, ça vous dirait?

C'était un jeudi ou un vendredi soir, parce qu'on fermait à neuf heures. L'heure de fermeture approchait, faque on était trois des quatre employés à attendre proche de la sortie. Y a un p'tit monsieur édenté qui se pointe pour sortir; il avait pas de bouteille dans les mains, mais il avait un sac en bandoulière.

Il aurait pu sortir, pis on aurait rien fait, mais il a fallu qu'il ouvre la bouche et qu'il dise:
- Euh... chus juste venu woère un prix!
Et mon collègue fin finaud de lui répondre comme s'il parlait à un attardé:
- Ah ouin? Pis c'tait quel prix finalement?
- 8,95$...
- Ah ouin! Pis c'est trop cher pour toé?
- Ouin!
- Ah ben coudonc, c'est plate, ça!
Le p'tit monsieur rit nerveusement et sort. On se regarde tous les trois, suspicieux, et le même collègue rajoute, "J'pense m'as le suivre..." J'suis pas sortie avec lui, mais j'ai su ce qui s'était passé; il a rattrapé le bonhomme le coin de rue suivant, et il lui a dit ceci:
- Monsieur, ça a ben l'air que y aurait une cliente qui t'aurait vu mettre une bouteille dans ton sac.
- ...Ah... Ah ouin? J'ai rien, je vous jure...
- Ah non? On fait quoi debord? On va chercher la cliente, ou ben on ouvre ton sac pour vérifier?
- On... on va chercher la cliente!
- Ben non monsieur, on ouvre ton sac, c'est plus facile!
- Euh... okay, mais si jamais on trouve une bouteille dans mon sac, on appelle pas la police, hein?
Finalement, le bonhomme avait piqué une grosse bouteille d'Amarula. Le pauvre con, s'il avait rien dit avant de sortir, on l'aurait même pas interpelé, mais il a dû trouver qu'il avait l'air louche de sortir sans bouteille donc il s'est justifié...

samedi 20 décembre 2008

Je devrais pas flâner, mais c'est tellement appréciable.

J'suis officiellement en congé de Noël! J'ai remis mon dernier travail de session lundi passé. Entretemps, je retourne quand même à l'école pour m'avancer dans mon prochain mini-film (s'intitulant Le grand saut, pour les intéressés). C'est un bon vieux retour aux sources: je fais du dessin animé pur et dur... youppi.

Y a aussi une autre grosse chose dans ma vie (?): je publie une bande dessinée! Je fais partie d'un collectif BD, Merure, qui verra le jour en janvier si tout va bien. J'ai pas beaucoup d'info jusqu'à date, je vous tiendrai au courant. Laissez-moi vous dire par contre que ça va torcher, y a plein de monde talentueux là-dedans (pour n'en nommer que quelques-uns: Cab, Ika, Esse, Nay, Anti... coudonc, on se spécialise dans les noms courts, nous).

Pour la couverture, on pouvait tous soumettre de quoi, et on a voté mardi dernier. J'ai pas gagné (c'est Cab qui l'a eue!), alors je me permets de mettre la mienne ici, vu que ça se retrouvera pas sur les étagères.



C'est pas très représentatif de la BD que j'ai faite, haha. C'était pas évident d'arriver avec de quoi qui pourrait représenter le contenu du recueil, en fait, c'est pas mal impossible. Faque j'ai juste fait de quoi que j'irais checker si je voyais ça sur une étagère... J'en suis pas mal contente, y a des trucs un peu croches (je l'ai dessiné anormalement gros, je devais manquer de recul je suppose), et pour la coloration, c'est la première fois que je me limite de même, c'était très expérimental. Anyway, j'ai pas été prise, je ferai mieux la prochaine fois.

Pour clôturer, un autre truc que j'ai fait pour Merure... on a tous une page d'intro avant notre BD, et on devait se dessiner. J'ai fait ça.



Pourquoi je me dessine tout le temps en Pokémon (comme dirait Cab), je sais pas, mais ça me fait bien rire. Avec ma lapine Popo!

mercredi 10 décembre 2008

Ce blogue a besoin d'un relookage...

J'ai fini ça, donc voici. C'est Ida, la même petite fille que dans mon dessin d'oiseau mort d'il y a quelques posts. Je me suis inspirée d'elle pour écrire mon travail final dans mon cours de scénario, pis ça m'a donné envie de faire un dessin.




C'est sans doute les plus belles mains que j'ai jamais faites, mais j'ai dû gosser dessus trois heures, sans rire--demandez à Cab, qui d'ailleurs m'a aidée à faire le corbeau, merci. Bon, me restera qu'à mettre tout ça au propre avant la coloration.

lundi 8 décembre 2008

Je combats le froid de mon bureau!

Ou pas, j'dois partir dans vingt minutes, crotte. Il fait vraiment -25 degrés avec le facteur vent? J'ai beau aimer l'hiver, j'pense pas être prête pour ça... pas encore...

Je néglige grandement ce blogue, j'vais essayer de le ressusciter pendant les fêtes, vu que j'ai fini ma session (ou presque). Voilà donc le fruit de mon labeur des dernières semaines. C'est un fruit pourri, mais c'est mieux que rien.



C'est le deuxième des quatre mini-films qu'on doit faire cette année, je l'ai intitulé L'heure du bain. J'pense l'avoir dit, mais je vais le répéter: fallait faire comme William Kentridge, c'est-à-dire utiliser du fusain (déjà que j'haïs le fusain, ça partait mal), dessiner sur une grosse feuille, prendre une photo, effacer et redessiner. C'est interminable et douloureux, croyez-moi. Ça paraît tellement en plus--au début, j'étais motivée, mais après le premier wipe de la serviette, j'en avais déjà plein mon casque et j'ai commencé à couper ça court. J'en avais des bleus sur les doigts, si si, j'vous jure.

Blargh, quoi. J'aime pas le résultat. Ça vient juste renforcer ma haine profonde pour le fusain.

lundi 10 novembre 2008

Journal de bord d'une asthmatique chronique.

Eh ben, pour une première journée de tournage, ça a plutôt mal commencé.

J'arrive à l'école à 8:30AM pour aller chercher mon équipement (caméra, portable, éclairage), et le technicien me regarde d'un drôle d'air en me disant que l'équipement a déjà été emprunté. La fille avant moi devait le rendre ce matin même, mais elle ne s'était pas pointée encore. Il fallait donc attendre qu'elle arrive. Je perds donc une heure.

Finalement, elle s'est jamais pointée et on a retrouvé l'équipement tout emballé et prêt à être rendu dans la salle dans laquelle elle tournait. Bon. Je signe la paperasse nécessaire et je prends le tout pour l'amener dans ma p'tite pièce de tournage. Je colle ma grosse feuille sur le mur, j'installe les trépieds pour l'éclairage et pour la caméra (avec de l'aide précieuse, j'vous jure qu'après ce qui s'est passé l'année passée avec une certaine caméra mal vissée, j'touche pus jamais à un trépied sans supervision), je branche l'ordinateur portable et je relie le tout, je pars le logiciel, je configure la caméra, voilà, tout est beau, j'suis finalement prête à commencer. Tiens, déjà midi moins quart! J'ai faim, j'décide donc d'aller manger.

Je reviens de mon dîner et je constate que l'ordi s'est mis en veille tuseul. Je bouge la souris. Rien. Ah? Il s'est éteint, alors. Je pèse sur le bouton. Rien. En fait, si: il s'allume un peu et part sa p'tite fan, juste une seconde, assez pour que t'aies de l'espoir, et il s'éteint. Ah ben, génial, c'est bien ma chance, y a juste à moi que ça arrive, ça. J'ai dû appeler vingt-huit personnes au moins pour qu'ils viennent vérifier si j'avais mal branché de quoi, mais non, tout était beau: on a donc conclu que l'ordi était bel et bien mort.

Le temps d'aller redonner l'ordi défectueux au technicien, d'attendre mon professeur pour qu'il trouve une solution, de trouver la solution, de trouver l'ordi de rechange, de l'installer, de me remettre dedans parce que j'avais pus grand motivation rendue là, il devait être 3PM, au moins. C'était comme un mauvais remake de mon tournage de l'année passée, mais en moins dramatique parce que, sérieusement, j'me sacre un peu de ce travail-là. Y a tellement de chances que ça foire, faut que j'reste réaliste.

En plus, faire un film au fusain sur des grandes feuilles... c'est pas de tout repos pour le système respiratoire. Non seulement ça fait tousser, ça déshydrate, ça chauffe les yeux et ça assèche les lèvres--en plus de donner mal aux bras. Une vraie partie de plaisir, quoi. D'autres étudiants m'en avaient parlé, qu'ils avaient eu du fun à tourner ça. Ben, pas moi; le ratio plaisir/douleur rend ça trop désagréable.

dimanche 9 novembre 2008

La fin du monde me ferait moins peur.

Ouais, bon... demain, je commence le tournage de mon prochain mini-film, et j'suis stressée pour rien. J'suis stressée parce que j'ai juste trois jours pour le faire, et j'avais trois jours exactement pour tourner Посылка, et ça avait super mal été--j'vais vous épargner les détails. Bref, je me prépare mentalement pour le pire, mais ça serait vraiment de la grosse malchance sale s'il m'arrivait de quoi d'aussi terrible que l'année passée. Je dois rester optimiste donc. J'pense que je vais aller jouer au Nintendo DS pour décompresser.

J'vous en reparlerai demain.

vendredi 7 novembre 2008

J'aurai donc été productive dans ma non-productivité.

Ouais, faque... j'ai fini ça.



J'suis assez contente du résultat, considérant que j'ai fait ça vite. C'est vraiment la pire pomme de l'existence, mais, bon, j'apprends. Le pire, c'est que j'avais une référence pour la coloration de la pomme... si, si, je vous le jure.

Faudrait que je fasse le ménage.

C'est le calme avant la tempête... je passe une dernière p'tite fin de semaine tranquillo-banane avant de passer en mode production de mon prochain mini-film s'intitulant L'heure du bain. Vous verrez. Je suis en tournage de lundi à mercredi, final bâton, si j'ai pas fini après ça, j'suis dans la merde. Ça me stresse.

Entretemps, j'ai finalement pris des photos de ceci.



C'est pour mon cours de dessin. Le projet se nommait Cute/Anticute, ça s'explique pas mal tout seul; fallait faire, sur un gros carton de trois pieds de haut, la chose la plus cute qu'on pouvait imaginer. Par contraste, de l'autre bord, fallait se servir de la silhouette pour faire de quoi de vraiment dégueu. J'ai donc fait un triste cyclope à trois jambes rose et poilu, et un tampon plein de sang... mais j'ai pas eu beaucoup de succès. Une fois en classe, le professeur trouvait que mon cyclope était bien loin d'être mignon, et les autres étudiants trouvaient étrangement que mon tampon imbibé l'était. Epic fail, je suppose.

Pour clôturer comme à l'habitude, une p'tite histoire de SAQ, pour mes fans invétérés.

Un jeune homme passe à la caisse d'une de mes nouvelles collègues avec deux bouteilles de champagne. Il paye par carte de crédit. Le reçu sort, la caissière lui donne pour qu'il le signe, il fait un grand sourire et dit: "Ah, ça a marché?... J'vais t'en prendre une caisse debord!"

Comment se tirer dans le pied.

C'était évidemment une carte fraudée. Il aurait pu se fermer la gueule et s'en aller avec sa fausse carte et son champagne, mais non. On lui a confisqué ses bouteilles, il s'est obstiné un peu, on a appelé la police et il s'est finalement poussé. Apparemment qu'ils l'ont attrapé. En tout cas, y devait pas avoir de cerveau.

Ah oui, et en passant, j'suis bien contente que ce soit Barack Obama le nouveau président de nos voisins du sud. J'suis nulle en politique, j'vais donc pas m'éterniser sur le sujet.

lundi 27 octobre 2008

Un petit pas vers l'arrière.

Un p'tit post rapide avant d'aller me coucher--y a quelques jours, Cab est venue dessiner chez moi, et on a fini par délirer en se remémorant quand on trippait tellement sur les jeux vidéo qu'on dessinait pratiquement que ça. Nostalgie oblige, on s'est remises au fanart, et j'ai pondu ceci.



Juste un doodle de Link tel que vu dans The Legend of Zelda: The Minish Cap, pour Gameboy Advance (que j'ai eu la chance d'essayer sur mon Nintendo DS, ha). Le pire, c'est que dans le fond, c'est pas vraiment nostalgique le dessiner de même, vu que j'ai joué à ce jeu-là pour la première fois cette année. Mais, bon, faire du fanart, c'est plutôt enfantin maintenant. N'empêche que c'est l'fun en maudit.

Phil, celle-là est pour toi.

Je travaillais tantôt et j'ai eu le plaisir d'essayer d'aider une bonne femme qui se parlait tuseule devant les vins canadiens. Elle avait l'air vraiment en maudit. "Quessé ça?! C'pas un vin canadien, ça, ça a pas d'allure, voyons donc. C'tu un vin canadien celui-là? Ben non voyons!" Comme elle avait l'air de s'obstiner avec elle-même, je lui offre mon aide.

- Oui, madame, ici c'est bien les vins canadiens, ça va jusque là.
- Non, moi je veux UN VRAI VIN.
- ...
- Un vin AMÉRICAIN.
- Euh... d'accord. Dans ce cas, ils sont juste ici.
- JE LE SAIS MADAME. JE LES CONNAIS PAR COEUR. MERCI.

Eh bin, ça m'apprendra à vouloir aider les vieilles folles. Je m'éloigne sans rien dire d'autre, elle prend une bouteille poche et va à la caisse, chiâlant au caissier qu'elle "trouvait jamais rien icitte, maudit que c'est décevant, y a jamais ce qu'on veut." Et y avait son mari à côté qui braillait de rire.